Jardinier « contemplatif » : Réduire l’entretien de son jardin

C’est une demande à laquelle je fais face très souvent lors de mes coaching : un jardin avec le moins d’entretien possible, parce qu’on n’a pas le temps, parce qu’on ne rajeunit pas ou parce qu’on n’a plus la santé…
Et puis ce n’est pas parce qu’on aime profiter d’un beau jardin qu’on aime forcément jardiner!
Quand entretenir le jardin devient difficile, on a vite le sentiment de ne jamais pouvoir en profiter en famille, ni d’avoir le loisir de se détendre sur sa chaise longue pour le contempler avec satisfaction.  Il faut tailler la haie, tondre, désherber,…
Un jardin digne de ce nom, vivant et fleuri, mais sans aucun entretien, ça n’existe pas!
Néanmoins, je vous propose quelques solutions pour réduire l’entretien du jardin sans abandonner son rêve de paradis fleuri, mais peut-être en révisant quelque peu sa vision du « jardin de rêve »… Il faut parfois modérer ses exigences pour envisager le changement sereinement, apprendre à lâcher prise sur certaines choses pour mieux se consacrer à d’autres. Ne plus devoir tailler sa haie permet de récupérer du temps pour des tâches plus plaisantes : tailler ses rosiers, diviser des vivaces, peaufiner la déco…
Vouloir réduire l’entretien et principalement les tâches les plus ardues au jardin, ne fait pas de vous un jardinier paresseux qui néglige ses plantes. Simplement, on va se recentrer sur l’essentiel…

sieste au soleil

1. Des plantes couvre-sol pour limiter le désherbage et l’arrosage

Oubliez le temps ou l’on voyait la terre parfaitement binée entre chaque arbuste et vivace! La nature a horreur du vide!
Ne succombez pas non plus aux affreuses toiles de plantation!
Installez plutôt des végétaux couvre-sol de façon à ce qu’ils se rejoignent, voire qu’ils se mélangent joyeusement, une fois arrivés à maturité. Et en attendant, semez des annuelles entre les vivaces pour combler les espaces vides : il en résultera une douce impression de foisonnement, de spontanéité…
Avec des plantations assez denses, les « mauvaises herbes » auront bien du mal à trouver un espace libre pour se ressemer! La fraîcheur du sol est préservée sous les feuillages et aucune croûte de battance ne se forme en surface du sol…

Méfiez-vous éventuellement de certaines plantes trop drageonnantes. Par exemple, les aegopodium, les lysimachia punctata ou ciliata ‘Fire Cracker’ seront très pratiques pour remplir un grand talus difficile d’accès mais seront trop envahissantes dans un mixed-border et ce sera un travail permanent de les maîtriser.

Marre de désherber? Voici mes vivaces couvre-sol préférées (clic ici pour lire mon article sur les plantes couvre-sol)
Géraniums vivaces, bugles rampants (ajuga reptans), campanules des murs, phlox mousse, ibéris, oeillets, thym, origan, carex, stachys byzantina, lamium maculatum, persicaires (persicaria bistorta, persicaria affinis), épimediumvéroniques rampantes, saponaire de Montpellier (Saponaria ocymoides), ophiopogon, bruyères, bergenia, lamium maculatum, pachysandra et tant d’autres… à choisir en tenant compte de votre type de sol et de l’exposition, cela va sans dire…

géranium macrorrhizum, un parfait couvre-sol tout terrain!

2. Paillis et mulching, plein d’avantages!

En attendant que les vivaces couvre-sol se rejoignent pour former un tapis efficace, étendez un épais paillis entre les plantes.
Utilisez vos « déchets végétaux » en mulching à la surface du sol plutôt que de multiplier les trajets vers la déchetterie ou les amener au compost! Tout ce qui vient du jardin reste au jardin (clic) : herbes de tonte, taille d’arbustes, fleurs fanées, feuilles mortes… Un sacré gain de temps ! En laissant sur le sol les déchets de taille, vous ferez d’une pierre deux coups puisque vous entretiendrez le paillage et éviterez le désherbage ! Pour ne pas gâcher l’esthétique du parterre, mettez ces débris végétaux en fond de massif, sous les haies ou cachés sous d’amples feuillages.
A défaut, utilisez un paillis du commerce (miscanthus, chanvre, broyat de feuillus,…).
Le paillage limitera les semis d’adventices (moins de désherbage), préservera la fraîcheur du sol (moins d’arrosages), améliorera la structure du sol et l’enrichira en se décomposant (plus besoin d’engrais chimiques) et l’assouplira (plus besoin de biner!)…

NB : Afin de limiter les arrosages durant les chaleurs estivales, il est préférable d’arroser tôt le matin. Ainsi, il y aura moins d’évaporation car le sol sera plus frais donc les plantes profiteront davantage de l’arrosage.
Un arrosage tard le soir est aussi possible mais risque de favoriser les ravages des limaces qui auront toute la nuit pour apprécier la fraîcheur…

« Le paillage, pourquoi? Avec quoi? » Clic ici pour en savoir plus

déchets végétaux en paillage

3. Choisir des plantes faciles, « autonettoyantes » et des plantes « chameaux »

  • Des plantes résistantes aux maladies. Choisissez des rosiers indemnes de maladies (par exemple avec le Label ADR qui offre la garantie d’une très bonne résistance au froid et aux maladies)
  • Des plantes adaptées à votre climat : des rustiques qui supportent le froid sans protection hivernale, des plantes « chameaux » qui ont peu besoin d’eau et qui résistent donc mieux à la sécheresse.
    A l’ombre : Pachysandra terminalis, bugle rampant bleu (Ajuga reptans), épimedium, Lamium maculatum, saxifraga umbrosa…
    Au soleil : sedum, verbena bonariensis, euphorbes, stipa tenuifolia, carex, santoline, lavandes, sauges, achillées, armoise, phlox subulata, ibéris, œillets, alysse, aubriètes, saxifrages, romarin… sont de vrais chameaux, rustiques et faciles.
  • Des plantes « autonettoyantes » dont les pétales fanés tombent tout seuls, ou celles qui fructifient, dont il ne faut pas tailler les fleurs fanées… Il existe des rosiers qui fanent proprement, donc on n’est pas obligé de supprimer les fleurs fanées au fur et à mesure.
  • Plantez des bulbes botaniques, qui se naturalisent et reviennent plus nombreux chaque année sans qu’on aie rien à faire. Narcisses, perce-neige, jacinthes des bois, cyclamen, tulipes…
  • Choisissez des arbres/arbustes qui ne nécessitent pas de taille annuelle et qui ont une silhouette naturelle élégante: viburnum plicatum, hydrangea quercifolia, rosiers botaniques comme ‘Hugonis’, amélanchier, prunus, érables, cornus kousa,…
    Certains rosiers botaniques ne fleurissent qu’une fois, mais leur feuillage est souvent très élégant, avec de belles couleurs d’automne et une fructification décorative!
  • Des plantes qui demandent un entretien minimal, c’est à dire 1x/an (le plus souvent une taille à la sortie de l’hiver).
  • Une haie libre sera plus encombrante mais nettement moins contraignante qu’une haie stricte qui nécessite un entretien régulier. Si vous n’avez pas la place pour une haie libre, optez pour une palissade ajourée habillée de plantes grimpantes…
  • Réduire la surface à tondre soit en remplaçant par endroits le gazon par des vivaces et arbustes couvre-sol, soit en optant pour une tonte différenciée (càd conserver des îlots d’herbes hautes), soit en investissant dans un robot tondeuse qui fera le boulot à votre place (attention de ne le laisser tourner que le jour, pour épargner les hérissons).
  • Anticiper la création d’un nouveau massif en utilisant la technique de la lasagne. Ce n’est pas très joli mais c’est efficace et sans demander trop d’effort.
thym
cultures associées, le thym éloigne les pucerons

4. La bonne plante au bon endroit

Sélectionnez toujours vos plantes en tenant compte de votre terrain, du type de sol, de l’humidité et de l’exposition. C’est la base d’un jardin qui fonctionne et se développe bien! On ne plante pas des plantes acidophiles en terrain calcaire et vice-versa.
C’est un travail inutile et vain que d’essayer de modifier totalement et durablement la nature du sol. Vous devrez sans cesse faire des apports supplémentaires pour modifier le pH et vous serez confronté tôt ou tard à des échecs décourageants…
Autant choisir dès le départ des plantes adaptées. (mais bien sûr on peut toujours nourrir et ameublir le sol avec des apports de compost, d’engrais organique, du BRF, etc.).

Choisissez des végétaux qui auront, une fois adultes, les dimensions adéquates, pour l’espace que vous souhaitez aménager. Vous n’aurez ainsi presque pas à les tailler!
Ne plantez pas un buisson de 2m si vous ne disposez que de 1m, il faudrait toujours intervenir pour le réduire! Il existe beaucoup d’arbustes « nains » pour les petites espaces.

Si vous devez sans cesse tailler un arbuste pour contrôler sa hauteur, dans la haie ou devant une fenêtre par exemple, peut-être serait-il judicieux de le remplacer par un autre dont les dimensions, plus modestes, seront appropriées à son emplacement.

Respectez les distances de plantation recommandées, surtout pour les arbres et arbustes! (des vivaces se divisent aisément).

Il y aura quand même une taille à effectuer (bois mort, aérer le centre, etc.) mais la taille sera bien plus légère que s’il fallait maîtriser une croissance trop exubérante.

cotinus
le cotinus taillé sévèrement refait de belles pousses, mais la taille est à répéter régulièrement

5. Une haie libre, à tailler moins et moins souvent

Préserver l’intimité fait souvent partie des priorités et on a tendance à planter serré pour obtenir rapidement une haie brise-vue efficace.
Mais ce type de haie requiert 1 à 2 tailles annuelles, assez conséquentes.

Pour une haie libre variée, on sélectionne des arbustes caducs et/ou persistants qui, une fois adultes, ne dépasseront pas la hauteur souhaitée, et on les espace suffisamment les uns des autres de façon à pouvoir leur laisser un port naturel. On peut éventuellement planter les arbustes en quinconce. On obtient ainsi une belle haie souple, certes plus large et encombrante, mais qui ne nécessitera pas forcément d’être taillée chaque année.

Si vous n’avez pas assez d’espace, installez simplement des grimpantes sur une palissade ajourée. L’entretien sera là aussi moins conséquent!

amélanchier, hydrangea, cornus alba, viornes, érable… dans la haie libre

6. Tondre moins…

La pelouse demande beaucoup d’entretien, surtout si vous bénéficiez d’une grande surface à tondre. Et en plus, ces derniers étés, elle roussit au soleil! Il y a des solutions pour que cela demande moins de travail…

  • Oubliez les finitions au coupe-bordure! Dessinez des massifs aux courbes simples (adaptées à la circulation de la tondeuse) et privilégiez les bordures plates pour le passage des roues, plutôt que les bordures surélevées.
  • Pratiquez la tonte différenciée : réduire la surface de gazon à tondre en préservant une zone naturelle où il sera doux d’observer la petite faune…  Laissez pousser l’herbe dans une partie du jardin, en ne tondant que des chemins, ou conservez des îlots d’herbes hautes, façon Land Art. Réveillez votre âme d’artiste et votre âme d’enfant!
    Plus la pelouse est taillée court, plus elle est vulnérable aux sécheresses et canicules estivales que nous subissons ces dernières années. Je pense que cela doit nous amener à redéfinir nos priorités. Chacun de nous a son rôle à jouer…
    J’en parlais dans un article complet, ici (clic).
  • Investir dans un robot qui tondra à votre place. Mais attention, ne la mettez en marche que la journée, disons entre 9h et 19h, car la nuit, ces tondeuses-robots sont responsables de massacres de hérissons, batraciens et autres petits animaux nocturnes!
  • Optez, dès le semis, pour une alternative au gazon (par exemple le micro-trèfle)
  • Dans un petit espace style jardin de ville, remplacez la pelouse par une terrasse entourée de larges massifs d’arbustes bas et de plantes vivaces couvre-sol, avec éventuellement des pas japonais pour traverser…
jardin naturel et tonte différenciée (crédit photo Christophe Pugliese)
jardin naturel et tonte différenciée (crédit photo Christophe Pugliese)

7. Accueillir la petite faune et arrêter les traitements insecticides (même bio!)

Toutes ces astuces permettent d’accueillir une faune variée dont beaucoup seront de précieux auxiliaires du jardinier. Ils vous aideront à réguler naturellement la présence des pucerons, psylles, cochenilles, limaces et autres ravageurs du jardin.
Prévoyez un abri pour les hérissons, des nichoirs pour les mésanges…
Cessez de lutter contre les pucerons, même à coups de « savon noir », et laissez les coccinelles, les syrphes, les aphidius s’en occuper eux-mêmes! Apprenez à reconnaître les « gentilles larves » pour ne pas les écraser en les confondant avec une « vilaine chenille »… (clic ici pour faire plus ample connaissance avec certains insectes auxiliaires).

larve de syrphe
larve de syrphe, prédatrice de pucerons, psylles, cochenilles…

Et vous, quelles sont vos astuces pour que jardiner reste un plaisir?

Laissez-moi un petit commentaire, c’est un plaisir pour moi de vous lire ici et d’échanger nos expériences.
Et si l’article vous a aidé un peu, n’hésitez pas à le partager! 😉

37 commentaires sur “Jardinier « contemplatif » : Réduire l’entretien de son jardin

  1. En plus de tous tes bons conseils :-), je laisse une place aux indigènes sauvages que j’aime (et qui arrive toutes seules) : lamier blanc, géraniums sauvages, compagnons, plantain lancéolé, … et je les laisse occuper la place en attendant que mes plantations arrivent à maturité. A défaut, j’utilise des annuelles ou même des légumes (plant de salade à couper, persil,…)

    1. Voilà de bons trucs pour remplir les espaces vides en attendant que les autres plantes grandissent! C’est vrai que j’ai aussi déjà planté des salades, de la mâche et des bettes dans de jeunes massifs, en attendant que… Merci beaucoup!

  2. Voilà des conseils judicieux pour avoir un jardin sans souci qui se débrouille tout seul et qui permet de profiter de sa chaise longue sans honte. Merci malo comme toujours ton billet est très pédagogique. Je retiens les exemples que tu donnes et je m’aperçois que beaucoup sont dans mon jardin puisque je n’y « travaille » que le we. Bises

  3. Merci pour tous ces conseils
    Nous avons acheté un robot tondeuse que j’avais souvent vu lors de visite de jardins en Belgique et en Hollande,évidemment c’est un gain de temps considérable mais l’autre gros plus c’est que la pelouse est nette en permanence.

    1. On en voit très souvent par chez nous c’est vrai et cela facilite grandement la vie de beaucoup de personnes!
      Néanmoins, soyez attentive à ne le mettre en marche que la journée car ces robots tondeuses font des blessures graves, souvent mortelles, aux hérissons, batraciens et autres animaux nocturnes qui sont pourtant de précieux auxiliaires au jardin, quand on a la chance de le accueillir 😉

  4. Intéressant cet article et les autres aussi, d’ailleurs. C’est vrai que souvent, jardin »sans entretien » rime avec tapis de plantation, lierre couvre-sol et sol minéralisé. Cet article montre une toute autre façon d’envisager, pour avoir un jardin qui change au fil des saisons et où il fait bon flâner et observer.

  5. Alors, mes astuces ? en voici quelques unes et un secret de pro ! :
    – arbustes à fleurs souvent parfumés (lilas, clérodendron, seringat) dont 50% de persistants (laurier du Portugal, viburnum tinus, michelia, escallonia) : bcp moins d’entretien que des mixed borders et jamais d’annuelles.
    -mais je me régale avec mes bordures de géraniums Orion, macrorhizum, Rozanne, psilostemon, alchemilla mollis, sedum en tous genres, véroniques prostrata Georgia Blue (un bijou), ophiopogon nigrescens, origan doré flashy, heucheras, stachys lanata Cotton Ball à grandes feuilles grises duveteuses, parsemés d’iris, de muscari, de crocus, de sternbergia, tous fidèles et sans aucun entretien !
    – bcp de petits fruits : cassis, framboises, fraises, myrtilles et d’aromatiques anti-pucerons au pied des rosiers, disséminés au milieu des massifs, ça ne prend pas de place
    – évidemment paillage sur 3 cm d’épaisseur de plaquettes de peuplier sur une terre bien nettoyée auparavant et de copeaux de pin pour les camelias, azalées, etc
    -terrasse carrelée en grès cérame anti-dérapant de 55 m2 qui entoure la maison avec un store-banne de 5m de large, c’est la salle à manger-salon pendant 4 mois à la belle saison
    – j’aime bcp les grimpantes tout le long de mes clôtures : bignonia grandiflora, jasmin, chèvrefeuille, rosiers Aloha de Kordes, Pierre de Ronsard le rosier le plus vendu au monde, Westerland, New Dawn, Souvenir du Dr Jamain le préféré de Vita Sackville West à Sissinghurst
    -pelouse réduite à 30 m2 devant la terrasse et voilà le SECRET DE PRO de mon jardinier qui travaille aux services des espaces verts de Nantes, la ville aux 100 parcs : un mélange de semences qui ne se tond que 2 fois dans la saison ! le BERED, 80% de Fétuque ovine durette Hardtop et 20% de Fétuque élevée Tomcat
    Et voilà, je vous souhaite une bonne sieste dans le hamac (:-))

    1. Zut! Je n’ai pas de hamac… 😉
      Un pro qui vous a été d’excellent conseil! Je rejoins entièrement toutes ces astuces que vous partagez ici! Merci beaucoup aussi pour l’info sur les semences de gazon!
      Vous avez de bien beaux rosiers et votre jardin doit être un petit paradis avec tous ces délicieux petits fruits à chaparder tout en admirant les fleurs…

  6. Encore une fois, merci pour tous vos précieux conseils.
    Je suis dans la catégories de ceux qui prennent de l’âge et pour qui la terre est de plus en plus basse…Je suis déjà certaines de vos préconisations et ai réduit de beaucoup l’entretien de mes 1800m2. Oserais-je vous poser une question et peut-être aussi à vos lecteurs au sujet d’un espace d’une centaine de m2, mi-ombre et qui, malgré de nombreux amendements résiste à tout et où rien ne pousse à part quelques indésirables. La terre y est à nue en partie;
    J’ai lu un article proposant des alternatives au gazon : lippia nodiflora en mélange avec Achillée crithmifolia. Qu’en pensez-vous ? j’habite à 15 km de Lyon.
    Merci d’avance.

    1. Bonsoir,
      L’herbe pousse moins bien à l’ombre mais vous dites que c’est mi ombragé donc ce n’est pas ça…
      J’ignore si les alternatives proposées pousseraient mieux que le gazon… Sans doute faudrait-il une bonne préparation du sol pour favoriser l’enracinement.
      Je conseillerais en tout premier lieu de faire faire une analyse de sol en laboratoire pour voir si cela permet d’identifier d’où vient le problème…
      Bonne chance 😉

  7. Riche de tes bons principes, j’applique efficacement tes enseignements.
    Je te le confirme, peu de travail au jardin : haie libre, arbustes indigènes dans les massifs, massifs fournis de vivaces, rosiers, accueil de la faune par l’apprentissage et l’enrichissement de tes photos pratiques et poétiques.
    Ça donne envie tout ça ! (je parle de tes superbes articles). Merci.
    J’aimerais pratiquer cette année « les hautes herbes » à partir de mon gazon qui n’est autre que fleurettes et herbes diverses et variées. Juste marquer quelques passages avec la tondeuse pour nos déambulations vers les différents massifs et profiter des mille bruissements des insectes dans le pré ! MAIS comment, à la fin de saison, rattraper cette pelouse haute ? Je ne me vois pas manier la faux ! Quand les herbes sont trop hautes, il me semble qu’une forte pluie les couche et les fait moisir ? Comment réellement pratiquer à la fin de l’été, quand est-ce le bon moment, avec quels outils ? (En suivant le calendrier des paysans dans les pâturages (en juin et regain ?)
    Je souhaiterais couvrir, pour garder l’humidité, de BRF et pelouse conjuguée au printemps, les massifs, mais ce serait perdre de multiples semis d’Orlaya, Papaver etc… un vrai dilemme ! Comment faire pour bien faire ?!
    Une toute belle journée Malo.

  8. Merci pour vos chouettes articles. Je les repartage régulièrement. Amie de Marie Massaro de Ways, c’est elle qui m’a parlé de vous. De mon côté, je suis naturopathe à Braine-Le-Château (www.filao-naturo.be). Je suis jardinière en herbe ;), contemplative et avide de bons conseils au jardin 😉

    Voilà, juste merci pour vos partages, c’est un régal !
    Dominique Vanboquestal

    1. Merci pour votre gentil message et vos partages! Ca me fait très plaisir!
      J’ai très envie de retourner voir le jardin de Marie, comment il évolue… 😉
      Belle semaine!

  9. plein de bon sens jardinier ! un seul reproche , c’est ce paillage dont on nous rebat les oreilles toujours et partout , oui d’accord c’est indispensable MAIS tu crois que c’est joli ces photos de fleurs lors de la belle saison en pleine terre entourées de feuilles mortes, de petits bâtons secs etc ? moi non
    alors que c’est si facile de planter , diviser tous ces petits couvresols que sont les pervenches , les lamiers etc et s’ils deviennent un peu envahissants faute de surveillance et d’entretien, ils sont faciles à arracher
    je vais m’interesser de près à ce gazon cité par Martine Fournaud

  10. Encore une chronique très intéressante, je pense que l’on doit vivre avec son jardin sans s’obliger des tâches fastidieuses répétitives….

  11. Je me retrouve dans ton article !
    Je suis une fan de Didier Willery depuis plus de vingt ans et j’ai toujours suivi ses conseils pour jardiner le plus facilement possible en ayant un résultat esthétique.
    Beaucoup de couvre sol en tout genre , des bulbes qui se naturalisent , les plantes les unes dans les autres(beaucoup de variétés) ,ce qui évite la terre nue que je n’aime pas et procure un paillage naturel.Je mets aussi un peu de brf par ci par là sans que ce soit trop visible .J’en ai étalé beaucoup cet hiver et on ne voit plus rien maintenant .
    La pelouse , réduite à la portion congrue ne reçoit aucun traitement sauf la tonte .Je compte d’ailleurs semer du trèfle qui supporte la canicule .
    Mon jardin étant petit je recherche des arbustes pas trop grands et je taille très régulièrement pour ne pas être débordée (j’aime beaucoup tailler ).
    Reste la haie de troènes ,c’est mon mari qui s’y colle …
    Je ne traite plus rien depuis de nombreuses années .
    Je donne uniquement de l’engrais aux rosiers .
    Finalement ma terrasse me demande plus de travail avec beaucoup de potées et notamment des exotiques qu’il faut tailler arroser engraisser protéger ou rentrer l’hiver …Mais bon je ne suis pas prête à les abandonner !
    Merci Malo pour tes articles toujours tellement compléts !

  12. Merci pour ces conseils, mais je pense que ceux qui veulent un jardin sans travail n’ont qu’à déménager en ville ! IL y a toujours du boulot au jardin ! Ça vit, ça meurt, ça bouge…

    1. Un jardin avec MOINS d’entretien ne veut pas dire un jardin SANS entretien!
      En suivant ce raisonnement, la prochaine fois que je les verrai, je dirai à mes parents qu’ils n’ont qu’à aller en ville puisque l’entretien de leur jardin devient difficile, surtout depuis que papa est tombé cet hiver…
      Je le conseillerai aussi à ma cliente qui vient d’avoir des jumeaux et au monsieur aidant proche pour son épouse mais qui tient à s’occuper encore un peu de son jardin quand même… Aussi à ce médecin qui fait des heures sup à n’en plus finir depuis 1 an…
      Mes clients ne sont pas tous des passionnés comme nous, ils ont d’autres priorités dans la vie, d’autres loisirs, mais ça ne les empêche pas d’aimer leur jardin et de l’entretenir… juste ce qu’il faut, tout en cherchant des astuces pour s’éviter les tâches les plus ardues…

  13. Bonsoir Malo Tes conseils sont bien précieux et je prends note car pas d’autre choix de simplifier ici et pourtant le plaisir du jardin est intact .Justement je cherche des idées ,un jardin implanter de puis 45ans pas toujours facile de faire des corrections
    Merci Malo .

  14. Que de bons conseils !
    Malheureusement, ici, les massifs sont envahis de chiendent et certains d’égopode podagraire. C’est une vraie galère. Chaque printemps, les plantes doivent être déplantées, nettoyées ensuite replantées et paillées. Mais malgré tout ça, il reste toujours de petites racines et ces herbes indésirables redémarrent de plus belle. Malgré les sarclages en saison, c’est chaque année à recommencer. Si tu as des trucs et astuces, je suis preneuse.

    1. pour Laurence
      Peut-être une solution radicale mais qui demande un peu d’huile de coude au départ, après on est tranquille. Avant de semer ce fameux gazon qui ne se tond pas, il fallait se débarrasser des herbes existantes. Je vous propose de mettre en jauge celles que vous voulez garder à l’automne, puis de fixer une solide bâche noire épaisse avec des agrafes pendant tout l’hiver sur toute la surface et laisser les milliards de vers et de micro-organismes digérer tout ça là-dessous, c’est de la permaculture. Au printemps, vous aurez alors une belle terre meuble et facile à nettoyer encore si besoin et prête à planter. Et voilà !

  15. Un bel article de fond que tout le monde devrait lire et faire sien. En bonne dingue de plantes, je privilégie la diversité et les couvre-sol toujours à l’affût de celles qui accepteront de couvrir la terre en laissant les autres prospérer. Chez moi le sol est drainant, j’arrose le moins possible, le ciel parfois aussi. Sur ces trois dernières semaines, nous avons eu 8 mm, en deux fois encore ! Pour les bugles, c’est la petite ‘chocolate chips’ qui se montre la plus vaillante chez moi, même mieux que atropurpurea, une belle surprise ! Je viens d’y associer de la luzule dorée et espère voir la clématite heracleifolia ‘New love’ y allonger ses tiges bientôt. Comme l’origan doré se plait bien, je viens d’ajouter des pieds d’origan panaché un peu plus loin, une façon de diversifier et intégrer dans les massifs que j’aime bien. Concernant certaines au fort tempérament, je profite des contraintes pour les accueillir sans être envahie. Ainsi la lysimaque ‘Firecracker’ se propage peu car pas arrosée et dans un sol sec mais je profite de son feuillage pourpre avec le gris des stachys et des roses en camaïeu de rose.
    Concernant les paillis, j’essaye d’utiliser le plus possible ce que je coupe et c’est ainis que je me suis retrouvée avec du gazon dans des massifs après avoir distribué dans les espaces vides un reste de tonte. Celà s’erst avéré plus efficace qu’un semis mais pas prévu ! 🙂
    Bonne semaine.

    1. les tontes de gazon, c’est bien à condition de l’avoir laissé sécher au soleil un ou deux jours avant de l’épandre sur les massifs surtout s’il était monté à graines, la lysimaque Firecracker fleurira mieux à mi-ombre en sol frais associée à carex oshimensis « Evergold », la classe ! et aucun entretien ! au soleil, toutes les aromatiques sont top au pied des rosiers, les thyms très couvrants, les géraniums vivaces, les sedums Lidakense, anopetalum doré, les delosperma, les cheveux d’ange, le choix est si vaste ! Enjoy !

  16. Le robot a changé notre vie ici. Il ne tourne que la journée et tout se passe bien. C’est silencieux, toujours tondu, rien à évacuer

  17. super article qui sera bien utile à plein de gens, car c’est une réflexion que j’entends très souvent émanant de jardiniers débutants : pas trop d’entretien !, bon rappel et bons trucs, tu es une fée !

  18. Super article, sauf pour la proposition d’utiliser un robot tondeuse, c’est dramatique pour la faune ( broyage et mutilation des hérissons, batraciens, etc) et les ondes émises pour les guider sont mauvaises pour la santé ( des humains et des animaux)

    1. pour les tondeuses robot, il faut les programmer en plein jour et dans des zones choisies. Laisser des parties non tondues. Pour avoir un grand jardin comme moi, les robots sont bien utiles mais j’ai des hérissons près du tas de compost, des couleuvres dans le petit bois… le tout est de l’utiliser judicieusement

    2. vous avez raison, il faut l’utiliser en plein jour et l’éteindre la nuit! Mais cela reste une solution bien pratique pour beaucoup, en particulier les personnes âgées qui souhaitent rester chez elles malgré la santé qui décline…

  19. Je suis votre blog depuis un certain temps. C’est une mine de bons conseils. Un grand merci de les partager. J’essaie aussi de réduire l’entretien du jardin. En y réfléchissant, le plus contraignant dans mon jardin (600 m2), c’est d’une part l’entretien des bordures et d’autre part les arrosages durant les périodes prolongées de sécheresse; j’essaie petit à petit de ne planter que des plantes peu soiffardes (mais il faut aussi qu’elles résistent à l’humidité hivernale) et je paille un maximum. Petite remarque concernant le choix de « plantes faciles »: hormis quelques exceptions, je trouve que la taille des arbustes n’est pas particulièrement fastidieuse: par contre, l’arrosage l’est beaucoup plus; ici les viburnums plicatums ont souffert durant ces derniers étés et ont nécessité des arrosages fréquents et abondants.

    1. Bonjour,
      Merci pour votre message et le partage d’expérience! Vous avez raison, si on leur garde une forme plutôt libre, la taille des arbustes n’est pas une tâche si ardue. En revanche, l’arrosage hebdomadaire des plantes qui souffrent de la sécheresse prend du temps et consomme beaucoup d’eau…
      Mes 2 viburnum plicatum ont également souffert de la sécheresse, en particulier l’été dernier mais je pense qu’ils avaient été mis à mal les années précédentes. Je ne suis pas sûre qu’ils tiendront encore des années au jardin… Affaire à suivre!
      Pour les bordures, rien de tel que des vivaces couvre-sol à feuillage persistant! 😉

      1. Bonjour,
        Quelles vivaces couvre-sol à feuillages persistants utiliser pour les bordures ?
        Ici les géraniums et alchémilles n’apprécient pas trop le passage de la roue de la tondeuse !
        D’avance, merci pour les précieux conseils.

        1. Bonjour,
          Je vous propose de lire ne fût-ce que le premier paragraphe de cet article où je cite justement un choix de vivaces couvre-sol… Vous devriez y trouver des idées.

    2. Bonjour, j’ai mis en place avant le paillage un réseau de tuyau microporeux à base de pneu recyclé qui serpente au pied de toutes les plantations et je n’ai que le robinet à ouvrir pendant une heure ou deux ! Belle journée

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