Véronique rampante : une mignonne aux fleurs bleu azur

Une nuée de fleurettes de 1 cm, bleu gentiane, sur de fines tiges rougeâtres… N’est-elle pas adorable cette petite vivace tapissante au feuillage persistant vert bronze, qui fleurit de mars à mai?
J’adore cette profusion de petites fleurs qui annonce la fin de l’hiver en compagnie de tous les bulbes printaniers!

véronique rampante (Veronica liwanensis ou ‘veronica Georgia Blue?) et muscaris latifolium

Je ne suis pas sûre de son nom. Elle est simplement pour moi « la véronique de chez André Eve ». Tombée sous le charme de ce tapis de fleurs bleues au début du printemps, j’en avais emporté un petit bout de son jardin, en avril 2016. Elle se multiplie très bien
Chez André Eve, elle forme des tapis de 10 cm de haut qui s’étalent sur au moins 30 à 50 cm, elle souligne admirablement les bordures sans demander le moindre entretien.
Chez moi, je lui laisse moins de place et elle s’immisce gentiment au milieux des bulbes et autres vivaces de bordure.

C’est vraiment une plante sans soucis qui convient parfaitement pour ourler les massifs ou même pour retenir les terres des talus très pentus où elle limite les adventices

Elle résiste à la sécheresse et au froid (rustique à -15°).

Le feuillage persistant est vert foncé et il devient bronze en hiver avec le froid.
En fin d’hiver, ses fleurettes bleues ressortent admirablement sur ce feuillage sombre.

véronique rampante, début de floraison en mars-avril, 15 cm x 50 cm d’envergure

Où la planter?

Même si elle tolère très bien la mi-ombre, c’est au soleil qu’elle fleurit le mieux.

Elle supporte la chaleur et la sécheresse estivale et affectionne un sol léger et drainant, même caillouteux et pauvre, neutre à calcaire. De ce fait, elle convient parfaitement aux rocailles ensoleillées, aux talus, aux bordures de massifs, entre les pavés d’une terrasse, en haut d’un muret d’où elle dégringole…  et même en bac (dans un mélange à parts égales de terre du jardin, de terreau de feuilles et de graviers).

Bien rustique, elle s’accommode aussi d’un sol frais, argileux, pourvu qu’il soit bien drainé.

Plantez-la au printemps ou au mois de septembre, en espaçant les plants de au moins 30 cm. Elle s’étale vite! (Densité de plantation : 5 au m²).

Véronique rampante (Veronica liwanensis ou ‘veronica Georgia Blue?)

Une plante pour jardinier contemplatif!

Oubliez la! Elle ne demande aucun soin, n’a aucun ennemi, elle résiste aux maladies et la taille n’est pas nécessaire! C’est vraiment une plante pour jardinier paresseux. Il paraît quand même que la taille des fleurs fanées stimule souvent une nouvelle floraison?

Si vous voulez la multiplier, on divise très facilement la touffe au printemps, après la floraison, ou à l’automne.

Véronique rampante et muscaris
veronique rampante, un couvre-sol persistant dont le feuillage vire au pourpre en hiver et également par temps sec. Jolie floraison bleue en mars.
Véronique rampante  (Veronica liwanensis ou ‘veronica Georgia Blue?) et muscaris
Melle coccinelle et Veronique rampante (Veronica liwanensis ou ‘veronica Georgia Blue?)

Jolis mariages

Au bord de ma terrasse ronde, je l’ai mariée aux primevères, à d’autres couvre-sol tapissants comme les ibéris, l’origan doré, les aubriètes, et aux bulbes de printemps qui fleurissent en même temps qu’elle.

Avec des muscaris, des crocus violets ou des iphéions, ils créent un superbe camaïeu de bleu. J’ai ajouté des primevères denticulata.
Des petits narcisses ou des tulipes botaniques comme par exemple les tulipes ‘Turkestanica’ apportent un joli contraste.
On peut aussi installer ces véroniques rampantes au pied des arbustes à floraison printanière : spirées, exochorda…

muscaris latifolium, véroniques rampantes et primula denticulata
Véronique rampante et muscaris

On peut aussi l’associer aux ibéris blancs ou, plus pétillant, des narcisses précoces d’un jaune lumineux…
Des campanules des murs peuvent prendre le relais après la floraison des véroniques…

ibéris et véronique rampante
véronique rampante, tulipes et origan doré (dans le jardin personnel d’André Eve)
Véronique rampante et muscaris
muscaris latifolium et  Véronique rampante

17 commentaires sur “Véronique rampante : une mignonne aux fleurs bleu azur

  1. Peut-être la veronique petit chêne (sauvage) ou alors elle ressemble aussi à la véronique péduncularis » Georgia blue » ( forme cultivée )que j’ai dans mon jardin. Elles se ressemblent beaucoup.

    1. J’avais aussi pensé à la ‘Georgia Blue’ mais la tienne a-t-elle aussi ce feuillage pourpre au début du printemps ou est-il vert en ce moment?

      1. En effet, elle est brun-rougeâtre avant de fleurir: je crois toujours qu’elle a gelé. Sais- tu quand peut-on en prélever pour en transplanter ailleurs. Je n’ose pas y toucher, je la trouve très fragile. Chez moi, elle est au pied du malus « Evereste » et elle souffre l’été par manque d’eau mais je la retrouve chaque printemps

        1. Alors ça doit bien être la même! Tu peux en prélever des bouts au printemps ou en automne sans aucun soucis. Sous ses airs fragiles, les petits bouts reprennent très bien et s’installent vite!

          1. Super! Comme elle s’est bien étalée, je vais en prélever plusieurs morceaux pour les installer dans des endroits un peu moins secs l’été . Pour cela, j’attends la pluie car ici on ne l’a pas vue au mois de mars et j’ai déjà arrosé certains massifs.

  2. Elle devrait se plaire chez moi car j avais la forme sauvage dans la prairie…elle fait partie de la commande qui va arriver incessamment sous peu…

  3. chez moi elle forme une touffe de 40 cm de haut sur 60 de large (la plante a quelques années déjà) et je la trouve fort jolie.
    Ici, elle est au pied de mon hortensia « Vanille Fraise », et à autre endroit, en bordure de massif.
    bonne soirée Malo

  4. Il s’agit bien de Veronica peduncularis, qui s’étale bien vite ici. Son feuillage est vert sombre/poupre, elle commence à peine à fleurir. C’est trop mignon.
    Bisous Malo, belle journée,

  5. Je possède aussi cette petite véronique que j’aime beaucoup et là je pense déjà à son retour (chez moi, elle n’est pas encore fleurie).
    Comme je vois la jolie ibéris à côté je me permets de te demander ce que tu fais sur cette dernière après sa floraison ? Perso, je l’ai déjà taillée mais ce n’est pas joli et je ne sais pas si c’est bénéfique.
    Merci
    Belle journée
    Lydie

    1. Pour te dire la vérité, je néglige généralement de tailler mes ibéris… Mais il faudrait tailler très légèrement après la floraison pour garder un port compact et avoir une plus belles floraison l’année suivante.

  6. J’adore les fleurs bleues donc forcément je trouve cette petite véronique très mignonne et puis elle s’associe parfaitement avec les muscaris. Un bien joli mariage ! Bises.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *