Les achillées millefeuille: belles sauvageonnes!

Elle me séduit par sa généreuse floraison qui dure de longs mois, donnant au jardin un style naturel et sauvage!
Mellifère, elle attire les papillons, abeilles, syrphes et pollinisateurs les plus variés.
On la trouve dans une large palette de couleurs : du blanc au jaune, saumoné, orangé, rose, rouge ou mauve.
Elles mesurent souvent une soixantaine de centimètres mais certaines variétés sont plus compactes (40 cm de hauteur), tandis que d’autres atteignent 80 cm.
Le feuillage caduc, souvent aromatique, finement divisé un peu comme une petite fougère, reste impeccable toute la belle saison et forme rapidement une belle touffe.

 

Je suis très triste d’avoir perdu l’achillée ‘Apricot Delight’ achetée à Courson en mai 2013. Elle était si belle près des rosiers abricotés ‘Sweet Juliet’ et ‘The Alexandra Rose’…
Pareil pour l’Achillée tutti frutti ‘Wonderful Wampee’ que Claire m’avait donnée au même moment. Elle n’a pas réapparu ce printemps non plus!
Les achillées sont pourtant des vivaces faciles de culture et bien rustiques! Alors? Manque de soleil? Sol pas assez drainé? Limaces voraces? Je m’interroge…

rosa ‘The Alexandra rose’ et achillea ‘Apricot Delight’
achillée Tutti Frutti ‘Wonderful Wampee’

Mais je me console quand je vois la belle achillée ‘Rose d’Antan‘ de Marie. Celle-là semble se plaire dans mon jardin! C’est une vigoureuse!

Achillée ‘Rose d’Antan’

achillea ‘Rose d’Antan’
achillea ‘Rose d’Antan’
achillea ‘Rose d’antan’ et rosa ‘Astronomia’

Achillea millefolium ‘Cerise Queen’

Ce printemps, j’ai acheté cette achillée bien robuste, rose magenta, que j’ai plantée près du rosier ‘Roville’.  Haute de 60 cm, avec un port vigoureux, elle fleurit au soleil de juin à octobre, bien au-dessus du feuillage plumeux vert sombre un peu grisé.
Sans prétention, elle se plaira dans les talus les plus ingrats et les endroits un peu sauvages auquel elle donne un peu du charme des jardins de curé.
La reverrai-je en 2015?

achillea millefolium ‘Cerise Queen’

Achillea millefolium ‘Sammetriese’

Achillea millefolium ‘Sammetriese’

Idéale sur les talus

L’achillée millefeuille se développe à la surface du sol par des stolons qui lui permettent de coloniser des surfaces importantes. De ce fait, elle peut être utilisée comme couvre-sol.
Elle contribuera à fixer un talus et à protéger de l’érosion.
Cette vivace bien rustique et sans exigence s’intégrera aussi bien dans une rocaille, en haut d’un muret ou dans un massif ensoleillé.
Elle supporte la concurrence racinaire des arbres.

achillea ‘Apricot delight’

Plantation

Plantez les achillées en plein soleil dans un sol plutôt léger et bien drainé, surtout pour les espèces à feuillage duveteux qui ne tolèrent pas l’humidité stagnante en hiver.
En sol trop riche, elles ont tendance à grandir trop, à s’étioler et à s’affaisser.
Dans les terres lourdes ou argileuses un apport de sable, de graviers ou de billes d’argile sera nécessaire.
(Notez cependant que toutes les achillées n’ont pas les mêmes exigences, et l’Achillea ptarmica préfère les sols frais, voire humides, et les expositions légèrement ombragées).

Elles supportent bien la sécheresse. Une fois installées, ce sont des plantes connues pour pousser toutes seules, sans autre entretien que le rabattage de la touffe en fin de floraison.

La meilleure période est le printemps ou l’automne mais on peut la planter toute l’année en godets, environ 5 pieds au m² dans un sol bien travaillé et drainant.

Elle poussera en tout sol neutre, et même calcaire
Elle préfère un sol sec et drainé
, et s’adapte bien en sol pauvre et caillouteux, ou frais mais bien drainé. Elle s’adapte même aux sols argileux, s’ils sont sains et bien amendés.

Plantez-les en groupes pour créer de beaux effets de masse comme dans un champ de fleurs sauvages.

Convient pour rocaille d’ombre, lisière de sous-bois, massif.

Il se peut qu’après quelques années, elles reviennent à leur couleur d’origine, le blanc.

Multiplication

Elles se ressèment volontiers spontanément comme de vraies sauvageonnes  mais on peut aussi récolter les graines et les semer en place de mai à août.

L’achillée a aussi tendance à s’étendre toute seule en s’étalant grâce à ses rhizomes traçants. Sans demander d’entretien, elle se naturalise volontiers au jardin.

Je vous conseille encore  de diviser les touffes au printemps pour assurer vigueur et santé à la plante, et pour la partager avec vos amis!
Rien de plus simple : déterrez délicatement les jeunes touffes, en préservant un maximum de racines. Enlevez le surplus de terre puis replantez-les dans un sol ameubli et travaillé. Tassez et arrosez généreusement. Elles reprennent facilement.

achillea ‘Rose d’antan’, jeune feuillage en mars

Soins et entretien

Coupez les premières fleurs fanées pour prolonger la floraison en stimulant l’apparition de nouvelles fleurs.
Rabattez toute la végétation en fin de saison (novembre) ou en fin d’hiver pour favoriser le départ des jeunes tiges au printemps.
Robuste et résistante, elle demande peu d’attention, mais sa durée de vie sera plus courte si on ne la divise pas régulièrement : divisez la touffe au printemps, tous les 3 ans, pour maintenir leur vigueur.

Très rustiques et résistantes à la sécheresse, bien adaptées aux terrains pauvres, elles ne nécessitent pas d’engrais.
Elles n’ont pas besoin d’être arrosées, une fois installées elles se débrouillent seules!

Elles sont peu sensibles aux maladies et ravageurs !

En terrain sec, elles ont des tiges solides qui ne s’avachissent pas. Par contre, en terre trop riche, elles risquent de pousser un peu trop en hauteur et de s’affaisser. Les plus hautes profiteront dans ce cas de la présence d’une solide voisine ou d’un tuteur pour s’appuyer et éviter que la touffe s’écarte en son centre.

Je vous conseille de pincer les tiges au printemps, avant la floraison, afin de limiter leur hauteur et d’obtenir un plant plus trapu et compact, surtout si vous la cultivez en sol riche.

Facile à cultiver

C’est une excellente vivace qui se plait en sol pauvre et sec, au soleil.
Elle ne demande aucune attention, et occupe les terrains ingrats, rocailleux, délaissés, où les autres plantes ne poussent pas. Vous pouvez d’ailleurs la rencontrer à l’état sauvage, au bord des chemin, dans les talus et terrains vagues.

Rustique, peu sensible aux ravageurs et maladies, elle est aussi résistante à la chaleur et à la sécheresse ! En revanche, les sols trop riches risquent de la rendre plus fragile.

Une fois installée, elle s’étend facilement grâce à ses rhizomes et se ressème spontanément.

Elle permet de composer de superbes bouquets de fleurs fraîches ou séchées. Elles conservent leurs couleurs une fois séchées.

Plantes compagnes

achillée millefeuille blanche avec echinacea, gaura, aster et pennisetum

Installez la à proximité d’un potager, elle repousse certains insectes nuisibles et attire les pollinisateurs, les coccinelles, syrphes, abeilles et papillons. C’est aussi un bon activateur de compost !

Dans un jardin à l’aspect sauvage et libre, plantez-les en groupe avec d’autres plantes au port graphique et aéré comme les graminées, les verveines de Buenos Aires, des gaura, des asters, des marguerites ou Cirsium japonicum.

En rocaille ou en jardin de graviers, plantez les variétés les plus compactes (par exemple Achillea tomentosa) avec des sedums ou des saxifrages, des graminées, santolines, sauges de Jérusalem et lavandes.

Dans les massifs fleuris, avec les Eremurus, des graminées, des lavandes, selinum wallichianum…
Comme elle supporte bien la sécheresse, elle pourrait habiller le pied des rosiers arbustifs, néanmoins les amendements annuels fournis aux rosiers risqueraient de lui nuire puisqu’elle préfère les sols pauvres…

5 commentaires sur “Les achillées millefeuille: belles sauvageonnes!

  1. Quelle déception quand on perd des fleurs qui nous tiennent à coeur, surtout quand elles nous sont offertes. Tes deux photos sont superbes. Des fleurs que je n’ai pas encore au jardin.
    Chez moi, deux astrances avaient été plantées et cette année, plus rien !
    Anne-Marie m’en a offert trois pieds, des blancs ♥ Cet après-midi, je les ai planté et bichonné. Je croise les doigts pour les garder.

  2. Ma cerise queen n’était déjà pas terrible sa première année, mais là, dans sa 2ème, elle est franchement minable, elle commence tout juste à fleurir. C’est étrange, j’en ai des sauvages, blanches toutes simples, qui elles, se plaisent, n’ont elle pas les mêmes exigences ?

  3. Ah les achillées… Fleurs de juillet aux merveilleuses nuances ( jeunes fleurs versus plus vieilles qui pâlissent). Moi aussi je fais le constat qu’il y en a des vigoureuses et des plus fragiles. Bien que wonderfull wampee est la plus vigoureuse chez moi et est morte chez toi. Là, je ne comprends pas. Par contre, celle reçue de Marie: Rose d’Antan est très vigoureuse aussi. J’ai lu que pour les garder, il faut les diviser tous les deux ou trois ans. Belle journée Malo! Temps plutôt sympa aujourd’hui! Gros bisous!

  4. Je n’en ai plus qu’une « Cerise Queen » – les autres ont disparu… L’orage couche les achillées qui viennent tout en hauteur chez moi et ce n’est pas gracieux du tout, malgré ou à cause du tuteurage. Pourtant, je les aime pour leur côté « vieux jardin »…
    Bonne journée.

  5. Bonjour, de passage sur votre blog, je découvre votre article sur les achillées et constate qu’elles sont plus compliquées qu’on ne le pense; j’en ai planté 2 fois dont CERISE QUEEN en terrain sec et ensoleillé, et elles ne sont pas revenues au printemps suivant; peut être un climat trop humide en Touraine!!! Bonne semaine

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