Travaux d’automne au jardin : un nettoyage succinct (Octobre-Novembre)

Quelle chance de finir octobre et commencer novembre avec une météo si douce et ensoleillée! Lundi et mardi midi, nous avons même mangé sur la terrasse! C’est dire!

En ce moment, au jardin, les asters sont encore en fleurs, les persicaires et les graminées sont à leur apogée, les feuillages chatoyants commencent à tomber des arbres et arbustes, le rouge-gorge a réapparu et de rares rosiers fleurissent encore tandis que d’autres fructifient.

les cynorrhodons, fructification des rosiers

Les jours ont rétréci, l’hiver est à nos portes mais c’est encore un plaisir de jardiner par une douce journée d’automne.
Dès que les feuilles mortes seront tombées, je rentrerai certainement en hibernation mais pour l’instant, je profite de ces belles journées ensoleillées pour effectuer les derniers travaux de saison!

Le plus gros du nettoyage sera pour février/mars!

Je ne fais qu’un nettoyage succinct en automne. Et comme le jardin est petit, j’ai vite fini! Il faut bien que cela aie des avantages!

Désherbage et paillage

Je n’ai pas beaucoup de désherbage à faire grâce au paillis étendu dans les massifs. Il n’y en a pas partout mais j’en ai mis là où les plantes ne couvrent pas assez la surface du sol et à l’arrière des massifs plus difficiles d’accès. Cela a aussi permis de limiter les arrosages lors de cet été très sec et des jours de canicules.
Les cosses de cacao sont un choix intéressant pour leur pH neutre et leur couleur terre qui rend le paillis très discret.
Surtout, ne jetez plus les feuilles mortes des arbres et arbustes! C’est de l’or pour le jardin! Etalez-les en couverture dans vos massifs (sauf feuilles de rosiers ou de fruitiers malades).

un massif paillé de cosses de cacao

Le BRF (broyat de feuillus) peut aussi être étendu en paillis en automne ou en hiver (avant janvier!). Il a le désavantage de provoquer ce qu’on appelle la « faim d’azote » durant plusieurs semaines (il absorbe l’azote du sol pour se décomposer) mais cela n’a pas d’incidence en cette période où la nature s’endort. D’ici le printemps, cet inconvénient n’existera plus!

Je ne nettoie pas encore toutes les vivaces.

Certaines fleurs fanées gardent malgré tout un beau graphisme mais je laisse aussi les autres telles quelles car leur feuillage, en plus de protéger la souche des gelées hivernales, abrite les insectes auxiliaires qui seront utiles au jardin au printemps. Je ne nettoie donc que les vivaces qui sont trop moches ou qui en cachent une autre, plus jolie.

J’attends le printemps aussi pour tailler les arbustes caduques à floraison estivale.

Mais vous pouvez les tailler maintenant si ils sont trop envahissants et qu’ils vous gênent vraiment.
J’ai taillé les persistants en septembre-octobre.

Je ramasse les feuilles mortes des rosiers.

Si des feuilles malades passent l’hiver sous leurs pieds, les champignons pathogènes pourraient se développer dès le prochain printemps! C’est aussi pour cette raison qu’il ne faut surtout pas les intégrer au compost!
Le mieux est évidemment de choisir, dès la plantation, des rosiers naturellement très sains voire indemnes de maladies. Ça évite bien des soucis.

J’attends février ou mars pour la taille des rosiers remontants.

Néanmoins, je taille déjà le bois mort, je raccourcis les tiges gênantes de l’un ou l’autre, je coupe les fleurs pourries et surtout je laisse les cynorhodons décoratifs de ceux qui fructifient!

les cynorrhodons, fructification décorative des rosiers

Incorporer un amendement organique

C’est le bon moment (entre novembre et février) pour améliorer la structure du sol en y incorporant du compost ou un amendement organique.
Les hémérocalles, les hellébores, les hydrangea, les rosiers, les clématites ou encore les pivoines,… apprécieront particulièrement cet apport de nourriture qui favorisera une belle floraison dès la prochaine saison.
Comme je n’ai plus assez de compost maison pour enrichir la terre de tous les massifs, j’ai mis un amendement spécial rosier Or Brun au pied de chaque rosier.

Tous les 3 ou 4 ans, je leur ramène une remorque de fumier de cheval du manège (l’idéal étant du fumier vieux de 6 mois)… Le fumier est à épandre avant l’hiver pour être utile au printemps, car il met du temps à libérer ses matières nutritives.
Cette année, pour la première fois, je teste le fumier de ferme en granulés (fumier de vache et de poule) autour des vivaces.
On peut enfouir ces amendements en griffant superficiellement la terre.

ôter les feuilles mortes de rosiers avant d’incorporer un amendement organique

supprimer le bois mort et enfouir l’amendement en griffant superficiellement la terre.

 

Plantez!

J’ai planté des bulbes printaniers : des narcisses, des tulipes, des allium, etc.

Les bulbes de narcisses sont toxiques. Par conséquent, j’espère bien qu’ils seront épargnés par les mulots qui ont dévoré tous mes crocus l’hiver dernier!
Plantez aussi dès maintenant les perce-neige, crocus, muscaris, anémone blanda, jacinthes, tulipes botaniques

Diviser et/ou planter les vivaces

Plantez les vivaces en automne pour qu’elles aient le temps de bien s’installer avant la floraison de l’année prochaine.
C’est le moment de diviser les touffes de vivaces devenues trop grosses et de les partager avec les amis, sinon elles s’épuisent et fleurissent moins!
La division permettra de régénérer les touffes les plus âgées.
J’ai repiqué récemment quelques plantes troquées avec les copines: le calamagrostis brachytricha et les persicaires de Caroline (‘Rosea’, ‘Red Dragon et campanulata), les érigerons karvinskianus de Fabienne, l’helianthus ‘Lemon Queen’, le sedum pourpre ‘Red Cauli’ et le carex ‘Kiwi’ de Claudine, le carex panaché d’Anne-Marie…
Il y a aussi une graminée et deux chrysanthèmes divisés au jardin d’André Eve mi-octobre. Pas de garantie de reprise pour ces deux derniers en cette saison, on verra donc le résultat au printemps.

en bordure, division d’un hakonechloa en plusieurs morceaux

Plantez des rosiers, arbres et arbustes…

Si vous avez encore de la place au jardin, commencez la plantation des rosiers à racines nues, des arbres et des arbustes sans oublier les arbustes à petits fruits (framboisiers, groseilliers,…). L’automne est le meilleur moment car ils auront ainsi tout l’hiver pour développer leur système racinaire.

Aucun traitement chimique!

Je ne traite jamais chimiquement afin de préserver la faune du jardin, qui me le rend bien! Un équilibre naturel s’est établit: les insectes auxiliaires me débarrassent des « nuisibles ».  Seul le chat n’a pas compris qu’il était le prédateur par excellence, censé me débarrasser des mulots! Il préfère lézarder au soleil!

On a un peu nettoyé le petit bassin.

Simplement éliminer une grande partie des lentilles d’eau avec l’épuisette, puis quelques algues filamenteuses à la main…
Enlever les feuilles mortes qui tombent dedans…
Ce sera le premier hiver de notre bassin et des poissons.

Préparer les nichoirs pour le prochain printemps

Débarrassés des anciens nids qui abritent toujours des parasites en grand nombre, nettoyés, bien séchés et remis en place, ils feront déjà l’objet de toute les attentions puisque les oiseaux repèrent dès l’automne les endroits où ils vont nicher aux beaux jours.
De plus, ils pourront servir de gîtes aux oiseaux durant l’hiver.

Si nécessaire, badigeonnez les parois externes avec de l’huile de lin afin d’assurer une bonne étanchéité et de préserver le bois. (lors d’un premier traitement, appliquez l’huile de lin chaude, ainsi elle pénètre mieux le bois). Vérifiez l’étanchéité du toit et débouchez les trous d’évacuation pratiqués dans le fond.

Un nid propre, sec et sain (non parasité) pourrait éventuellement être laissé en place jusqu’en février (juste avant la période de nidification,) et constituer une isolation pour les oiseaux qui s’abriteraient du froid dans le nichoir, mais le risque de parasitage est toujours possible, même en hiver.
Si vous ne pouvez pas nettoyer un nichoir, cela n’empêchera normalement pas sa réoccupation l’année suivante, mais cela permettra aux parasites de boucler leur cycle de reproduction.

Me voilà donc prête pour affronter l’hiver!
J’ai déjà ressorti les plaids et les aiguilles à tricoter, le bois brûle dans la cheminée, Nala dort à mes pieds, le chat ronronne dans le fauteuil (va-t-en donc chasser les mulots!!!)… Je peux regarder le jardin à travers les fenêtres, observer les p’tits oiseaux et attendre tranquillement le printemps pour voir fleurir les nouveaux narcisses…

15 commentaires sur “Travaux d’automne au jardin : un nettoyage succinct (Octobre-Novembre)

  1. Je procède comme toi pour les rosiers, + un petit coup de bouillie bordelaise sur les branches dénudées et le sol, c’est le programme prévu pour cet après midi, je vais m’y mettre de bonne heure car la nuit tombe vite à présent. Bon après midi

  2. Je vois que tu as su mettre à profit les deux belles journées ensoleillées que nous avons eu ce week-end pour remettre au propre ton jardin. Maintenant, qu’il est fin prêt pour passer l’hiver, tu vas pouvoir te reposer et apprécier les plaisirs de cette saison.

  3. Ton petit inventaire des travaux à réaliser est top de chez top et je m’en vais bien tout recopier parce qu’avec ma mémoire je risque de tout mélanger. Donc les crysanthèmes se divisent, déterres-tu toute la plante pour se faire ? Et pour les penstémons est-ce à faire aussi ou faut-il bouturer ? Enfin, mes érysimum sont énooooormes et je ne sais pas qu’en faire, faut-il les arracher et bouturer ou peut-on les tailler et si oui à combien stp Malo ?

    Mille excuses pour toutes ces question de la néophyte que je suis. Plein de bizh.

  4. Tout comme toi, j’ai commencé à ramasser les feuilles mortes des rosiers, tailler le bois mort, butter leurs pieds pour les protéger du froid. Je n’apporte jamais d’or brun, juste des granulés d’engrais. Je ne sais pas si cela suffit. Les bulbes attendent sagement dans le carton d’être plantés.
    La météo est propice au jardin, mais comme d’habitude, le temps me manque.
    Quel bonheur de s’asseoir au coin du poêle à bois et de bouquiner après une journée de boulot.
    Bisous et bonne soirée.

  5. Aujourd’hui on a rentré les frileuses 1 ° de prévu cette nuit surprenant, reste encore des fuschias, plus de plantations de vivaces reste juste des rosiers ! Mes boutures de l’année
    j’ai décidé de les laisser en pot dans la cabane à outils ! Bises …Colette

  6. Oh lala ! Tu me fais culpabiliser ! Je n’ai encore rien fait au jardin : j’ai fait quelques achats de vivaces et bulbes. Il est grand temps que je m’en occupe.
    En tous cas, chez toi, on sent bien ton professionnalisme dans la préparation de l’hiver. Il faudrait que j’en prenne de la graine 😉
    Bises et belle journée

  7. Un beau récapitulatif des travaux à faire .jJe ne sais jamais comment faire avec le paillis. L’enlever pour mettre de l’amendement organique et remettre le paillis par dessus ?Ou juste l’écarter , ce qui n’est pas si évident que ça ! Bises Malo

  8. Les jolis travaux! Je me démène moi aussi entre ramassage des feuilles, plantation des bulbes, nettoyage des massifs (égopodes un jour, égopodes toujours!). Cela me fait de nouvelles places pour les bulbes… Je suis loin d’avoir fini, mais ce n’est que du plaisir : préparer le printemps! Je mets toutes les années du fumier de boeuf en granulés à mes rosiers qui s’en portent plutôt bien.
    Bonne fin de semaine.

  9. Voici un utile pense-bête joliment illustré ! Je suis encore dans les plantations après la suppression des haies de lauriers-palmes. J’attends quelques vivaces et arbustes en début de semaine puis des roses. Les lauriers ont été transformés en brf, dont une grosse partie a été donnée, le reste est dans le fond du jardin et tu viens de répondre aux questions que je me posais sur son bon usage. Merci et bonne soirée. Bises

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *