Garden faux-pas: Le savon noir, c’est pas si bien!

Les pucerons, c’est pas grave! Le savon noir au jardin, c’est pas si bien!
C’est efficace, ça oui… et c’est « naturel », mais c’est quand même un insecticide! D’ailleurs, vous l’utilisez comme tel! Et qu’il soit chimique ou Bio, un insecticide, par définition, tue les insectes!
Pensez-vous sincèrement qu’il fait le tri entre les pucerons et les larves de coccinelles, les larves de syrphes, les oeufs de chrysope, etc.?
Bien sûr que non! Il élimine en même temps les ravageurs et les insectes auxiliaires, prédateurs naturels de pucerons!
L’impact du savon noir (ou du purin d’orties d’ailleurs!) sur la petite faune est donc non négligeable! Pourtant, beaucoup utilisent encore ce truc de grand-mère et pire, se refilent le tuyau sans trop se poser de questions, convaincus de partager un bon conseil « puisqu’on a toujours fait ainsi et en plus c’est bio! »

C’est quand même paradoxal quand on y pense car souvent, les jardiniers qui pulvérisent du savon noir ou du purin « maison » sur les pucerons le font justement parce qu’ils sont soucieux de préserver l’environnement! Ils sont persuadés que c’est bien puisque c’est naturel, c’est mieux que le chimique, c’est biodégradable… mais ça reste un insecticide non sélectif.
Alors apprenons plutôt à reconnaître les prédateurs naturels de pucerons et surtout, à leur faire confiance!

Et gardons plutôt le savon noir pour une utilisation dans la maison, comme produit d’entretien non polluant ou pour faire la lessive!

larve de chrysope, grande prédatrice de pucerons
larve de chrysope, grande prédatrice de pucerons

Vous pulvérisez quand même sur les pucerons parce que de toute façon vous ne voyez pas encore de coccinelles?
Mais il y a peut-être déjà leurs œufs que vous n’avez pas vus? Ou des larves minuscules, à peine écloses, qui n’auront pas l’occasion de se développer si elles sont aspergées d’insecticide… Et aussi des œufs et larves de syrphes, de Chrysope, d’aphydius
Et puis, pensez aux oiseaux qui nourrissent leurs petits!

Si vous traitez contre les pucerons, vous éliminerez du même coup les œufs et les larves de ces insectes auxiliaires, et en plus vous privez les oiseaux de cette source de nourriture protéinée!
Donc il vaut mieux décider une bonne fois pour toute de laisser faire les prédateurs naturels!

oeuf de chrysope, accroché au bout d'un fin filament, au revers d'une feuille
minuscule oeuf de chrysope, accroché au bout d’un fin filament, au revers d’une feuille

C’est normal que les prédateurs n’arrivent pas en même temps que les pucerons puisqu’ils attendent que la colonie de pucerons soit assez grande pour nourrir leurs larves! Après tout, personne ne va au resto sans voir la carte!
Et une fois que les coccinelles et les syrphes et les chrysopes ont pondu, il faut encore attendre l’éclosion des œufs…! Pendant ce temps les pucerons pullulent mais il suffit de prendre patience quelques semaines…

En choisissant de pulvériser, vous constaterez vite qu’il faut sans cesse renouveler le traitement car ces pulvérisations empêchent l’installation d’un équilibre biologique au jardin et pourraient même avantager les pucerons!
En effet, les pucerons reviennent en nombre en un rien de temps puisqu’ils se reproduisent par parthénogénèse (pas d’accouplement, chaque femelle ne met au monde que des nymphes femelles qui elles-mêmes naissent déjà « enceintes » de pucerons femelles et ainsi de suite…), tandis que leurs prédateurs, eux, mettront plusieurs semaines à refaire une nouvelle génération, autrement dit ils arriveront trop tard pour vous aider à lutter naturellement…
Par ailleurs, si on élimine tous les pucerons, alors les coccinelles et mésanges iront nicher ailleurs, là où elles trouveront une nourriture saine. Ainsi, aucun auxiliaire ne s’installera durablement au jardin et vous serez à nouveau obligés de pulvériser pour vous débarrasser des parasites…
Plus vous traitez, plus il faudra traiter! C’est un cercle sans fin!

Mais alors, on fait quoi????  Rien!

Il n’y a pas lieu de s’inquiéter dans un jardin favorable aux auxiliaires, car ils régulent très bien les pucerons.

Se résigner à accepter la présence des pucerons au printemps, c’est accueillir les nombreux auxiliaires du jardinier et favoriser la création d’un équilibre naturel dans le jardin. Il existe beaucoup d’insectes utiles appelés “auxiliaires du jardin”, qui aident à lutter contre les parasites et participent à la pollinisation.
On attend donc les prédateurs naturels qui auront vite fait de faire le nettoyage à notre place: les coccinelles, que tout le monde connaît, mais aussi leurs larves, et les syrphesles aphidius, les mésanges,…
Faites confiance à la Nature et laissez l’équilibre biologique s’installer au jardin!
Cela peut prendre 2 à 3 ans après l’arrêt des traitements mais ensuite, quelle tranquillité de ne plus avoir à se soucier de ces pucerons! Et quel plaisir d’observer les auxiliaires à l’œuvre!

 

 

Une plante envahie par les pucerons est un formidable garde-manger pour les oiseaux du jardin et toute une série d’insectes = coccinelleslarves de coccinelleslarves de syrphesaphidiusmalachieperce-oreilleschrysope
Autrement dit, la plupart du temps, tant que le plante n’est pas visiblement en souffrance, il n’est pas nécessaire d’intervenir! On peut les laisser pulluler pendant quelques semaines, en attendant l’arrivée de leurs prédateurs naturels, sans que cela ne nuise à la plante (en revanche, les pucerons peuvent affaiblir les boutures et jeunes plants au potager).

Assurez-vous juste qu’il n’y aie pas une fourmilière qui forme un monticule de terre au-dessus du pied d’un rosier, cela affaiblirait le rosier et créerait un déséquilibre. Dans ce cas, je vous invite à lire mon article Des fourmis sur les rosiers… Pourquoi? Que faire?,…

Un petit coup de pouce quand même?!…

=> Créez un équilibre biologique au jardin en attirant les prédateurs naturels des pucerons : plantez des fleurs mellifères et des vivaces couvre-sol, installez des abris à perce-oreille et des nichoirs pour les mésanges et les insectes…

=> Évitez l’excès d’engrais azoté (sang séché, tontes de gazon, purin d’orties…) sinon la sève des jeunes pousses tendres attirera encore plus les pucerons!
Adoptez plutôt ceux avec plus de potassium (K) pour favoriser la floraison.
Pour un apport de potasse, je donne chaque automne/hiver 1 ou 2 poignées de cendre de bois à mes rosiers.

=> Accompagnez les rosiers et plantes sensibles de plantes aromatiques qui éloignent les pucerons (lavandes…).

=> Plantez des plantes martyres (armoise Powis Castle, capucine,…) qui vont attirer les pucerons et donc les éloigner naturellement de vos rosiers et plantes potagères.
voir mon article complet avec des « Astuces pour éloigner les pucerons? »

une mésange bleue mange les pucerons sur un rosier
une mésange bleue mange les pucerons sur un rosier

Si vous n’avez pas la patience d’attendre…

Si vous ne pouvez plus souffrir la vue de ces pucerons, vous pouvez les écraser manuellement : tant qu’ils sont peu nombreux, on peut facilement nettoyer les branches infestées à la main en écrasant les quelques pucerons du bout des doigts.

Sinon, un simple jet d’eau suffit souvent à déloger les pucerons, si petits et si tendres, qu’ils tomberont en charpie.
Cela ne risque pas de nuire aux auxiliaires du jardin. Par contre, sur les rosiers, l’eau risque de propager un éventuel champignon comme la rouille ou les taches noires

Mais si les prédateurs naturels n’arrivent vraiment pas, jamais, jamais?…

Cela arrive dans les régions où l’agriculture intensive utilise beaucoup de produits chimiques, détruisant toute la faune sauvage aux alentours… ou si vous avez vous-même utilisé un insecticide, qu’il soit chimique, ou bio et même « maison » et même le fameux savon noir…
Alors il faut bien trouver d’autres solutions…
Si c’est votre environnement au sens large qui pose problème, avoir recours aux purins ou savon noir dans votre jardin est une solution satisfaisante, ça n’aggravera pas les choses puisque l’environnement est déjà trop pollué que pour que les insectes auxiliaires s’y installent…

Si c’est vous-même qui avez pulvérisé dans votre jardin, il n’est jamais trop tard pour changer sa façon de faire! Il y a des trucs et astuces pour éloigner les pucerons… en attendant que les insectes auxiliaires reviennent et qu’un équilibre écologique s’installe dans votre jardin…

Si malgré vos efforts les coccinelles boudent votre jardin, vous pouvez en acheter en jardinerie ou sur internet. (attention achetez des coccinelles européennes et pas la coccinelle asiatique).

une larve de coccinelle mange un puceron
une larve de coccinelle mange un puceron

Je vous laisse faire vos choix en toute conscience, mais personnellement, je préconise toujours des moyens plus doux… autant que possible. Inlassablement, je rabâche toute l’année la même chose pour faire passer ce message… D’ailleurs, j’ai reçu de nombreux témoignages de jardiniers ravis d’avoir changé leur façon de faire au jardin!
Alors, puisque ça porte ses fruits, je continue!
Je fais le petit colibri comme me disait Monique cet après-midi…

Vous aussi, laissez vos témoignages en commentaires ci-dessous, pour partager vos expériences et permettre à d’autres de se faire une opinion sur le sujet… Ces échanges sont toujours tellement intéressants, enrichissants!  Soyez des colibris… 😉

66 commentaires sur “Garden faux-pas: Le savon noir, c’est pas si bien!

  1. Super article!!J’avais des mésanges qui venaient dans mon rosier grimpant…et je me demandais pourquoi. Pas pour admirer les roses, c’est sûr. Quand j’ai compris qu’elles venaient chercher des insectes, je n’ai plus jamais utiliser ce savon noir « bio, écolo.. »(que l’on croient tous inoffensif), et quand je vois des pucerons sur les rosiers, je m’en réjouis!

    1. Voilà une sage décision! le rosier s’en portera mieux!
      Autant garder le savon noir pour un usage ménager, dans la maison, au moins c’est un nettoyant non polluant pour les sols, le linge, etc.

      1. Super de changer les préconçus! Il y en a partout sur tous les sujets!!! On se rend compte qu’en fait, on n’y connaît rien! Merci pour le tuyau! Je pense que je vais garder votre site en référence pour étoffer mon jardin de balcon!

  2. Bonjour Malo,
    J’ai l’impression que le début de mon message qui t’était destiné écrit sur une des dernières chroniques parlant des visites chez toi a disparu avant d’être envoyé. J’aspirais tellement à découvrir ton petit jardin et ses richesses.
    Je regrette tellement que tes deux doodle pour le 6 et le 12 aient été aussi vite rempli ! Je n’ai même pas vu le 12 annoncé. N’y aura-t-il vraiment pas la possibilité d’une troisième date ?
    Dans les commentaires j’ai vu qu’une personne offrait une place ? Serait-elle encore disponible ?
    Micheline

    1. Bonsoir,
      C’est compliqué, j’ai reçu des dizaines de demandes « si il y avait un désistement, pouvez-vous me prévenir? »… Impossible de satisfaire tout le monde, surtout avec un nombre de visiteurs limité et la distanciation à cause du Covid. Le jardin est trop petit…
      Je ne pense pas prévoir de date d’ouverture supplémentaire, ça va être compliqué cette année…
      Bonne semaine,
      Malorie

  3. Bonjour Malo,
    Il y a plein de coccinelles dans mon jardin, je n’ose même plus placer la tondeuse ! Et les pucerons, je les écrase à la main.
    Par contre avec la pluie qui tombe sans interruption, je dois avoir des milliers de limaces et d’escargots. As-tu un truc contre ces gastéropodes ? Car je suis envahi et mes jeunes pousses n’ont pas le temps de voir le jour (petits pois, salade, brocolis, tagetes …) tout y passe. Je ne sais que faire !
    Vivement les beaux jours.
    Bien à toi

    1. 2 solutions qui se complètent :
      -mettre des rondelles de pdt crues au pied des plantes , les limaces les adorent, et aller de bonne heure au jardin pour les ramasser et les éliminer
      – parsemer en bonne épaisseur du broyat de bois ( brf ou non bfr ) entre les plants. les limaces ont horreur de ramper dessus.le côté esthétique est variable suivant les goûts , si on n’aime pas trop comme moi , les plantes et feuillages en s’étalant ( en ce moment les géraniums vivaces sont très envahissants ) couvriront vite ce broyat marron.
      je vous garantis l’efficacité de cette méthode.
      en tout cas JAMAIS de paille , c’est une nurserie idéale pour les limaces

      1. Jamais un engrais ni de médicaments ni d insecticide ni d autres trucs qu on vends pour ceci ou pour cela .Simplement les déchets de cuisine le Brf et c est tout RIEN de Rien …je ne regrette rien….mes rosiers n ont jamais été malades. L année dernière Robin Hood était couvert de pucerons j’ai perdu patience et il a eu une petite douche deux fois….puis je l ai oublié….Jamais de savon noir…Merci Malorie….

      2. Pas de paille, c’est-à-dire… La vraie paille, ou tout ce qui s’en rapproche ?
        On n’a conseillé de la paillette de lin dans mon potager, justement pour éloigner les limaces (et maintenir l’humidité, bien sûr).

  4. Effectivement, je fais partie de ceux qui pensais le savon noir inoffensif…..pas beaucoup réfléchi ! Merci de nous ouvrir les yeux !! Les pucerons vont rester sur les rosiers (s’ils y sont encore avec toute cette pluie ) et les autres bébêtes se chargeront d’eux ! Merci merci

    1. Le savon noir utilisé comme insecticide n’est en effet pas inoffensif. Rassurez-vous, vous êtes loin d’être la seule à ne pas avoir réfléchi à cela! D’ailleurs, cette « astuce de jardinier » se partage encore beaucoup, hélas! Mais le plus important, c’est que dorénavant vous avez compris et que les petites bêtes vont pouvoir se faire un festin de tous les pucerons 😉
      En revanche, le savon noir reste une excellente solution pour le ménage dans la maison, comme nettoyant non polluant!
      Belle semaine

  5. Je laisse la nature faire son oeuvre il y a toujours une bébête pour en manger une autre… Par contre, je suis comme Sylvie C. mes fraisiers et autres petits plants de courgettes (mini potager) sont attaquées par des grosses limaces. Je suis preneuse également d’une solution radicale, des coupelles de bière ? avec la pluie qui tombe en ce moment c’est impossible,
    des anti limaces en bordure des plants ? ça rest du chimique et ça fond avec la pluie, j’ai pensé à des tunnels en plastique mais bonjour le rendement autant aller les acheter directement chez le producteur bio du coin.
    Nala se plaît dans votre jardin elle prend la pelouse pour un coussin tellement elle est fournie, Une belle réussite.
    Merci Malo pour tous vos conseils, un véritable plaisir que de se promener dans votre jardin,
    Bonne journée

  6. Bonjour Malo. Je confirme: il ne faut rien faire. J’ai eu mes rosiers envahis de pucerons cette année. Je n’avais jamais vu ça. Tous les jours,en faisant le tour de mon jardin, j’en écrasais quelques uns . Je me demandais où étaient les coccinelles et toutes les mésanges que je voyais aux mangeoires cet hiver. Et puis miracle pratiquement tout a disparu. Moi aussi je suis envahie par les escargots. Il y en avait 5 dans un pot de fleurs de 25 cm de diamètre en train de me grignoter les pousses de tigridia.
    Ou sont les mésanges ? Dans les nids? Mais quand mangent-elles? On commence à en revoir.

  7. Cette mode de « tout soigner » (jardins et humains) par le bio m’a souvent laissée dubitative.
    Le meilleur comme le pire se trouve dans la nature elle-même, le meilleur comme le pire se trouve dans les inventions chimiques de l’homme.
    Combien d’enfants en bas âge ne meurent plus, combien de personnes guérissent de certains cancer grâce aux médicaments tirés de la chimie ? Combien d’empoisonnements à cause de cette fausse idée que le bio ne peut être que bon ?
    Comme je le dis souvent, qu’en pensait Socrate en avalant la cigüe ? Mais quelle chance il a eue : « Socrate est mort bio ».

  8. Bonjour Malorie, à chaque lecture de votre blog je sors de là « enrichie » j’étais tellement persuadée de bien faire avec mon savon noir, je suis une grand-mère mais je vois que j’ai encore tout à apprendre pour jardiner en harmonie avec le vivant. Mille mercis, et j’espère avoir un jour la chance de visiter votre Éden.
    Ketterer lisy

  9. J’ai suivi tes conseils et la nature a fait son travail: les rosiers envahis par les pucerons sont propres si on patientent quelques jours!

  10. J’ai un petit jardin de petite ville entouré de murs et beaucoup d’oiseaux donc certainement bcp d’insectes et je n’ai jamais de problème sur les rosiers avec les pucerons !

  11. N’oublie pas qu’il faut démonter 2 ou 3 générations qui aiment les jardins impeccables, les gazons uniformes, les bordures biens droites, les fleurs bien nettes et la terre bien propre… il faudra encore du temps pour changer les mentalités, 2 générations ? mais restons optimistes

  12. Larves, chenilles, œufs… Sont des indésirables aux yeux de tous.
    Beurk des œufs blancs sur mon rosier, vite traitons il est attaqué !
    Comment distinguer la chenille prédatrice suceuse de sève de son sosie mangeuse de pucerons ? Je dois dire que moi aussi j’en perds mon latin . Il faudrait créer une affiche didactique qui rassemble les spécimens en photos.
    Merci aux colibris.

  13. C’est sûr ! Cela fait des années que je n’ai pas vu dr pucerons (ou quand j’en vois, je ne m’en occupe pas, ils finissent par disparaître), mais pour ne rien faire (et tu as entièrement raison), faut-il que le jardin soit assez varié et riche en nourriture naturelle pour faire son équilibre tout seul.
    Une super pelouse de golf et une rangée de rosiers mangés par les pucerons, je ne donne pas cher des rosiers !

  14. Entièrement d’accord avec toi, Malorie ! Je suis la pratique de « ne rien faire » depuis longtemps et je ne peux que m’en réjouir.

  15. Je viens de m’offrir Deux rosiers qui ont des pucerons. Le pépiniériste nous a expliqué que cela était dû à l’installation d’une nouvelle serre et que les insectes prédateurs n’étaient Pas encore installés. J’allais donc faire un petit badigeonnage de savon noir quand une amis m’a envoyé votre article. Ouf mes rosiers vont pouvoir vous dire merci.
    J’attends donc patiemment le venue des petits prédateurs naturelles et prévenir les mésanges de mon jardin qu’il faut faire le ménage.
    Merci pour votre article.

  16. Merci pour cet article que j’approuve totalement.
    Depuis fort longtemps je ne m’occupe plus des pucerons au jardin. Ils apparaissent régulièrement mais de façon modérée et ne nuisent pas. Oiseaux et insectes se chargent d’eux.
    Votre article met en lumière l’attitude humaine actuelle face à la nature. L’homme veut tout contrôler et de ce fait déséquilibre des ecosystèmes qu’il n’a pas pris le temps d’observer. Le jardinier amateur, qui n’a pas besoin de son jardin pour survivre, devrait donner le bon exemple.
    La presse spécialisée avec ses rubriques  » maladies et soins des plantes » devrait aussi s’améliorer et nous apprendre la patience et l’observation plutôt que d’entretenir cette obsession du jardin et des plantes parfaits en toutes saisons.

  17. Bonjour Malorie,
    Il y a bien bien longtemps que je n’utilise aucun produit NOCIF dans mon jardin et tout se porte très bien. Les petits pucerons verts je les laisse vivre et tout se passe bien. Depuis plusieurs années j’ai des mésanges qui nichent et cette année elles se sont envolées en catimini trop occupée à bichonner mes plantes. Bonne journée. Marie-Claire

  18. Ah si seulement tous les jardiniers pouvaient te lire. Tu explique si bien. Je vais diffuser au maximum. Merci Malorie pour ton investissement et ta patience. Ca va payer j’en suis certaine. Bisous

  19. Super article, vous expliquez les choses d’un maniere tres claire (meme pour moi, je suis anglophone !). Si ca ne vous derange pas, j’aimerais partager l’article sur mon groupe Gardening in Belgium (800 jardinieres en Belgique, groupe anglophone). Et je confirme que j’ai laisse les pucerons sur mes rosiers et j’ai deja vu plusiers coccinelles qui sont la en train de ‘lire le menu’
    😀

    1. Oh mais bien sûr! Partagez, partagez encore, tant que vous voulez!
      C’est le but de faire passer le message à un maximum de jardiniers! Soyez vous aussi un colibri! 😉
      Et merci pour votre message! 😉

  20. Quel courage de recommencer chaque année ton pèlerinage vers de meilleures pratiques jardinières !… Il n’aura pas fallu longtemps pour convaincre la jardinière paresseuse que je suis , 10 jours de pucerons puis … disparus sans dégâts … Il serait grand temps que tu publies un livre sur toutes tes observations avec tes photos à l’appui , il deviendra un livre de chevet !…

  21. la patience du jardinier et un zest d’observation, c’est ce qu’il faut pour « tenter » de comprendre le fonctionnement de son jardin. Les pucerons ne m’ont jamais posé de problèmes, je crois qu’ils deviennent un problème lorsqu’on leur fait la guerre!, L’année dernière au printemps mes camomilles en pot étaient noires de pucerons, à peine un mois après tout avait disparu et mes plantes se portaient très bien!

  22. On va t’accompagner Que fait-on pour les pucerons ? Surtout rien !
    et je vais entrer en croisade contre la bouillie bordelaise aussi ! Il y a encore beaucoup trop d’inconscients ! Je ne sais pas comment faire comprendre qu’un sol vivant et naturellement équilibré compte avant tout !
    On fera notre job de petit colibri

  23. J’ajoute aussi ici l’astuce de mon jardinier paresseux préféré Larry Hogdson : je le cite :

    « Vous voyez un problème… Reculez de 15 pas.
    Si vous ne voyez plus le problème, c’est qu il n y a pas de problème….
    À MEDITER (Et ça ne vaut pas que pour les pucerons)

  24. Bonjour,
    Je suis toujours un peu inquiète pour mon malus Everest qui a bcp souffert des pucerons pendant ses 2 ou 3 premières années (il en a gardé des branches tordues, faisant des angles brutaux à 90°). Maintenant qu’il est dans mon jardin depuis 6 ans, il a l’air de mieux les supporter, alors nous faisons comme vous dites : RIEN. Ah si, une petite chose : une bande de glue autour du tronc, qui arrête pas mal de fourmis. C’est mal ?
    Il me semble que les auxiliaires utiles sont plutôt des volants, ce qui m’encourage à continuer.

  25. alors moi, j’excelle dans ce domaine : ne rien faire ( au jardin y’a vraiment que les limaces qui me posent problème sinon je laisse les bestioles se débrouiller entre elles et ça marche très bien )

  26. Aucun produit au jardin sauf les granule bleu d’oxyde ferrique ( Je sais c’est pas bien mais j’aime trop mes hostas).
    Contre les fourmis qui élèvent les pucerons rien de telle que la violette. Là où pousse la violette dans mon jardin je n’ai jamais de fourmilière !

    1. les granules bleus, si on les met dans une petite bouteille en verre couchée sur le sol (style bouteille de yaourt) ça évite de devoir les remplacer après chaque et seuls les baveux savent rentrer dedans.
      J’ignorais le truc de la violette! C’est bon à savoir! Merci pour ce tuyau!

        1. peut être que cela dépends du sol ? Je suis en sol argileux et là où il y a des violettes point de fourmis. Par contre, là où il n’y en à pas, elles sen donnent à coeur joie. À tel point que je repique systématiquement de la violette au pied de mes rosiers

          1. peut-être que les violettes poussent spontanément dans des zones qui intéressent moins les fourmis? Ici, les fourmis font leurs nids là où c’est plus sec, et les violettes préfèrent les endroits un prêt plus humides. Mais c’est très relatif, ça se joue à rien

      1. non pas ceux là Catherine. C’est de l’oxyde ferrique qui normalement n’est pas toxique pour les animaux. Pour preuve, mes poules en raffolent !

  27. J’ai ici en image ce que tu viens de dire chère amie Colibris. J’ai une armoise Powis Castle ( ma pauvre plante martyre) recouverte de pucerons sur toutes ces nombreuses branches au pied d’un rosier qui lui est totalement épargné. J’avais mis un coup de jet d’eau mais ils sont tous revenus. J’attends les copines coccinelles et autres dès que le beau temps va arriver pour ouvrir le restau en terrasse.
    Merci pour tes articles si instructifs et plein de bon sens Malo. Le jardin doit être le copier collé du rikiki eco système de ce qu’il se passe dans l’immense jardin qu’est la Nature . Tout se petit monde s’organise merveilleusement .

  28. J’ai pensé à toi ce matin Malorie ☺️
    Même si hier je n’ai pas pu me retenir d’écraser à la main les centaines de pucerons noirs qui faisaient flancher les jeunes pouces de mon sureau noir
    Au printemps dernier j’avais acheté une boîte de larves… Et cette année je suis « envahie » )
    Et là de voir tout ce petit monde me rassure vraiment !
    Mais voir les pousses du sureau tombantes et envahies pareillement, c’est vraiment plus compliqué pour moi

  29. C’est parfois le problème des personnes qui ont un (trop) petit jardin: les fleurs se trouvent tout près et quand il y a des pucerons, « on ne voit plus que cela »…. l’avantage des plus grands espaces, c’est que les plantes sont plus diversifiées et plus loin donc les petites bêtes sont moins problématiques… car on les voit moins. Chez moi, c’est un peu cela, parfois les pucerons, je ne les vois même plus.

      1. Charlotte petit jardin mais densément planté! Comme ici, je remarque les pucerons…quand je vois les rosiers bouger seuls tellement les mésanges s’affairent dedans!

  30. Bien vu : la seule année où j’ai eu un souci, c’est l’an passé, les boutons ont avorté. Mais ce n’était pas bien grave, les rosiers en ont refait d’autres.

  31. Ta petite remarque sur les engrais azotés me font penser que ça mériterait un article : les engrais coup de fouet sont sans doute néfastes, je pense qu’ils favorisent une pousse rapide, sensible aux ravageurs (champignons, pucerons…) En tout cas, je ne vois plus de taches noires ou autres depuis plus de 10 ans que je n’en utilise plus jamais, pour leur impact sur le microbiote du sol, mais je n’avais pas réalisé, et je n’étais pas certain, de l’impact positif (de ne plus les utiliser) pour les plantes elles-mêmes. Ça va à contre-courant du discours dominant, qui même si on les rejette pour d’autres raisons, laisse penser qu’ils sont globalement positif pour la plante…

    1. Des années que je ne fertilise plus qu’occasionnellement, avec de l’or brun, et uniquement les rosiers chétifs. Les plantureux n’en ont pas besoin. J’ai un rosier ‘Iceberg’ issu de bouture qui fait 1m30 de haut pour presque autant de large, feuillage rutilant de santé, au moins 3 remontées dans la saison, n’a jamais été fertilisé… Bon, il est exposé plein sud contre la façade et bien ventilé, il est comme un coq en pâte… Mais je m’égare, je m’égare…

  32. Oui Maîtresse Malo, j’ai bien retenu la leçon ! De toutes façons j’interviens de moins en moins, c’est à dire plus du tout, sauf pour tailler, je paille, et tout le monde s’en porte mieux !

  33. Il y a des choses qui valent la peine d’être répété. Il y a toujours de nouveaux jardiniers qui sont encore aux débuts de leurs expériences. Et même les plus anciens peuvent encore apprendre l’une ou l’autre astuce et truc.
    Ici je suis envahie – dans le bon sens – de coccinelles ! En hiver elles hibernent dans ma chambre

  34. Ici on ne s’occupe pas des pucerons ! Et notre jardin a l’air tellement sain, que des visiteurs pensaient que nous traitions à mort !! Alors oui, il faut encore répéter, et répéter .

  35. Ma petite expérience : cette année il y avait de nombreuses grappes de pucerons sur des rosiers vigoureux et en pleine santé, je les ai laissés. Peu de temps après j’ai remarqué la venue de mésanges. Quelques jours plus tard, miracle ! Plus de pucerons ! Les mésanges ont nettoyé ces rosiers en quelques jours

  36. Logique ! Si ça tue les pucerons ça tue les auxiliaires ! Je me permets juste d’ écrabouiller le plus gros entre les doigts…..un peu comme je le fais avec les chenilles entre les feuilles de rosiers ! Autant dire qu’ au bout de 5mn j’ en mon compte !

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