Des plants de tomate en pot

Les tomates poussent très bien en pot, sur une terrasse suffisamment ensoleillée.
Les deux plants de tomates cerises que j’ai installés dans une grande jardinière, près de la cuisine, grimpent haut et la récolte promet d’être belle.
Les petites tomates commencent seulement à prendre des couleurs…

petit potager dans des jardinières sur la terrasse: tomates cerises, betteraves rouges, bettes, etc.

Les tiges sont un peu déplumées car je coupe les feuilles qui cachent les fruits afin que les tomates goûtent la lumière du soleil et mûrissent mieux.
Je ne supprime plus tous les gourmands qui poussent aux aisselles des feuilles, suivant les conseils de Mme Thérèse Cordier, qui est spécialisée dans la culture des légumes. Par conséquent, supprimer du feuillage permet d’y voir clair malgré tout dans un enchevêtrement de tiges.
Régulièrement, j’attache sur le support les nouvelles tiges qui risquent sinon de ployer avec les intempéries ou sous le poids des fruits.

tomates cerises cultivées dans une grande jardinière sur la terrasse

A savoir néanmoins que si on veut multiplier un pied, les gourmands de tomate coupés se bouturent très facilement dans un verre d’eau, au chaud, ou même plantés directement dans le terreau, sous cloche (ou sous un sac plastique).

La culture des tomates est à la portée de tous, à condition d’y apporter une attention régulière pendant tout l’été.
Même moi j’y arrive alors que je ne suis sans doute pas assez assidue pour l’arrosage! Pour ça, des oyas enterrés m’aident sans doute un peu car je suis loin d’arroser tous les 2-3 jours… j’oublie souvent…

Délicieuse récolte

Les tomates cerise se récoltent généralement plus tôt (mi-juillet) que les variétés à gros fruits (août/septembre), avec quelques variations selon la météo de chaque région. Cette année, je constate que les tomates mûrissent plus tardivement que d’habitude, dans la plupart des jardins visités…
Première cueillette ce week-end…

tomates cerises ‘Blush’ et ‘Chocolat’

Des tomates en pot dans ma serre

Je cultivais jusque 10 plants de tomates, en pot, dans ma modeste serre en plastique.
Je préférais ne pas planter en pleine terre pour ne pas ameublir la terre sous la structure assez légère, maintenue par de simples sardines comme une tente de camping. Les pots contribuaient aussi à l’arrimer au sol.

Des plants de tomates ‘Coeur de boeuf’, ‘Ananas’, ‘Noire Russe’, ‘Miel du Mexique’, ‘Green Zebra’, ‘Rose de Berne’, ‘Délice du Jardinier’, ‘Sun Gold’…  tous issus des jeunes pousses que me donnaient mon papa ou mon ami Bruno, après les avoir semés sous abris, au début du printemps (mars)

Mes tomates en pot se plaisaient assez pour atteindre le plafond de la petite serre et offrir de généreuses récoltes.
Je n’ai pas pu en installer cette année puisque la nouvelle serre n’était pas encore construite mais je me rattraperai l’été prochain car le nouvel abris à tomates offre presque deux fois plus de place!

culture des tomates en pot, sous la serre.

Mariage parfait!

Ciboulette et basilic aident à lutter contre le mildiou,
Pour optimiser l’espace, je sème parfois au pied des plants de tomates du cresson, de la roquette, de la mâche, etc.
L’année prochaine, j’associerai mes tomates à des œillets d’Inde. Non seulement ces fleurs colorées décorent longtemps les pots sur terrasses et balcons, mais elles sont aussi comestibles, et en plus la plante agit comme un répulsif naturel envers les pucerons et les fourmis, tout en attirant les syrphes et d’autres insectes butineurs qui vont aider à la pollinisation.
Par ailleurs, le système racinaire des œillets d’Inde sécrète une substance qui repousse les vers de type nématodes (qui s’attaquent aux racines).

Semer ou planter?

Il faut de la patience et de la place pour semer soi-même les graines. Comme je n’ai ni l’une ni l’autre, je préfère que mon papa s’en occupe, dans sa véranda bien lumineuse.  Après, je n’ai plus qu’à repiquer!
Sinon, j’achèterai des jeunes plants en jardinerie ou sur une fête des plantes…  J’avais justement acheté mes tomates cerises sur le stand de Mme Cordier, à la fête des plantes de Bergères.

Un cadeau précieux: une caisse de jeunes plants de tomates à repiquer au potager, en mai

On peut effectuer la plantation des tomates dès le début du mois de mai, voire même jusque mi-juin pour les tomates cerises. (cela retardera juste un peu la récolte).

J’ai la chance d’avoir pu récupérer une série d’assez gros pots, plus profonds que larges (30 cm de côté).
Bien qu’ils soient en plastique, une fois remplis d’un bon terreau riche et humifère, ça pèse son poids!
J’avais ajouté un peu de Lombricompost à la terre. Cet engrais organique a porté ses fruits!
On peut aussi enfouir sous la motte des tiges et feuilles d’orties hachées ou un peu de corne torréfiée, un engrais azoté qui stimule la croissance des fruits (attention, utilisé en excès, il induira plus de feuillage que de fruits).

Au moment de la plantation, suivant scrupuleusement les conseils avisés de la pro, j’ai d’abord enlevé toutes les feuilles de la tige.
Ensuite, j’ai enfoui toute la tige dans le terreau, ne laissant dépasser que les premières feuilles. Cette façon de procéder permet à la plante de développer de nouvelles racines sur la tige enterrée. Ainsi, le plant est plus vigoureux et plus résistant au manque d’arrosage.

A ce propos, il faut modérer l’arrosage pour garder la terre fraîche mais pas détrempée (risque de pourriture), et en évitant que le substrat se dessèche trop en été.
Il ne faut jamais mouiller les feuilles ! D’ailleurs, j’enlève les feuilles basses afin qu’elles ne touchent pas la terre et ne soient pas éclaboussées.
En 2014, mes tomates ont souffert de la maladie du « cul noir », due à des irrégularités dans l’apport d’eau. On peut donc pailler les pieds afin qu’ils restent au frais et enterrer des oyas pour « arroser » directement près de la motte (ou des bouteilles d’eau avec bouchon percé pour arroser au goutte à goutte)

plantation des pieds de tomates: enlever les feuilles de la tige puis l’enterrer en ne laissant dépasser que les feuilles du dessus

En fin de saison, je cueille les derniers fruits, encore verts, et les laisse mûrir derrière la fenêtre de la cuisine, au soleil, sur un papier journal.

A la fin de la récolte, je laisse tous les pieds sécher sur place. Un peu par paresse, je l’avoue, mais surtout parce que certains insectes auxiliaires s’abritent dans les tiges creuses et y passent l’hiver pour être d’attaque dès le printemps afin de m’aider à lutter contre les ravageurs. Quand la paresse sert la biodiversité… 😉

1 commentaire sur “Des plants de tomate en pot

  1. Merci pour ces conseils. J’ai acheté des semences lors de la journée de la tomate à l’école horticole. Je vais tenter les semis en serre l’année prochaine. Ce sera une première pour moi mais qui n’en tente rien……..

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