Les asters, les rois de l’automne!

Les asters, ou marguerites d’automne, sont les rois incontestés du moment!  Leurs centaines de petites étoiles blanches, roses, carmin, bleues ou mauves, illuminent les massifs et prolongent avec charme et élégance l’attrait du jardin, jusque tard dans la saison.

Ils offrent une grande diversité de ports: les floraisons hautes donnent de la légèreté et du volume aux massifs, tandis que les variétés plus basses conviennent aux bordures.

aster ‘Dady’s Lady Star’ haut et vaporeux, avec l’aster amethystinus ‘Kylie’, qui s’arque en bordure (en octobre)

Ils n’exercent pas seulement leur séduction sur le jardinier, mais réveillent aussi l’appétit des papillons et autres abeilles
Impossible de décrocher la lune mais pas de butiner les étoiles!…

Le papillon ‘Vulcain’ (vanessa atalanta) sur l’aster amethystinus ‘Kylie’

Leurs fleurs aux airs de pâquerettes s’intègrent bien aux jardins naturels et sauvages, où elles apportent une superbe note vaporeuse.

Ils se marient merveilleusement bien avec des graminées (stipa, miscanthus, calamagrostis…), des sedum, des échinacea, des rudbeckia, verveines de Buenos Aires, dahlia, caryopteris, helianthus, chrysanthèmes et autres floraisons tardives…

sedum, aster et pennisetum

Après la floraison, certains asters portent longtemps des fruits décoratifs dont les graines surmontées d’une aigrette de soie, rappellent les fleurs de pissenlit !

les akènes plumeuses de l’aster divaricatus

Très rustiques et assez faciles de culture, la plupart se plaisent au soleil ou à mi-ombre, en terrain léger et frais, mais drainant (surtout jamais gorgé d’eau). Mais il y a des exceptions…
De manière générale, les asters supportent assez bien les terrains calcaires.
Tous les asters apprécient les situations aérées.

L’entretien des asters

  • Tailler les grands asters au mois de mai et juin :  à la fête des mères, raccourcir les tiges d’un tiers ou de moitié pour qu’elles se ramifient. A la fête des pères, pincer simplement l’extrémité des tiges avec les ongles ou les couper avec un sécateur. Cela oblige les tiges à se ramifier: le buisson aura ainsi un port plus touffu et compact et il offrira une abondante floraison.
  • Tuteurer éventuellement les variétés les plus hautes, dont les tiges s’écartent ou se couchent au vent.  Quelques branchages simplement piqués dans le sol au printemps serviront de tuteurs très discrets.
  • Apporter un peu de compost chaque année, au début du printemps.
  • Diviser les asters au moins tous les 4 ans pour rajeunir et aérer les touffes. Sauf les ericoïdes et les lateriflorus! Ils sont faciles à multiplier.
  • Veiller à éloigner les limaces des jeunes pousses au printemps
  • En fin d’hiver, recouper les tiges sèches au niveau du sol.
  • Arroser en cas de sécheresse estivale prolongée. Arroser régulièrement les asters cultivés en pot.

Les asters de mon jardin

L‘aster divaricatus, à l’ombre d’un sous-bois

L’aster divaricatus est une variété plus précoce, qui fleurit de la fin juillet à octobre. Il se distingue d’autres asters par ses fins et longs pétales blancs qui sont peu fournis et lui donnent un air de sauvageon. Je l’ai planté en façade nord car cet aster s’adapte très bien à l’ombre et en sous-bois où il accompagne hakonechloa, géranium renardii, brunnera, fougères et hostas. Il supporte la concurrence des racines et forme un remarquable couvre-sol de 40 cm de haut qui s’étale largement.

aster divaricatus
aster divaricatus

L’aster x frikartii ‘Mönch’, premier à fleurir

Celui-ci est aussi un aster d’été puisque c’est un des premiers à fleurir, dès juillet! Au soleil, il offre une longue floraison estivale (de juillet à octobre) avec de grandes fleurs bleu tendre. Il forme une touffe de 80 cm de hauteur que je dois soutenir car il s’effondre sur la pelouse mais il est superbe et tellement généreux!
Les asters d’été comme celui-ci peuvent convenir aux terrains secs et calcaires.

aster x frikartii ‘Mönch’
aster x frikartii ‘Mönch’

Les asters cordifolius, asters bleus des bois

Très rustiques, ils acceptent le soleil et une terre ordinaire mais les asters cordifolius préfèrent la mi-ombre ou l’ombre et un sol frais.  Ils conviennent donc pour éclairer un sous-bois d’un nuage de fleurs bleues.
Les asters cordifolius forment une touffe de tiges raides et verticales, d’environ 1 m de haut.
Ils n’aiment pas la concurrence des racines et ne laissent pas les autres plantes s’immiscer dans la touffe.

L’aster cordifolius ‘Little Carlow’

Il mérite sans aucun doute sa popularité. Ses tiges filent à 1 m de hauteur et ses fleurs étoilées sont d’un doux bleu profond qui illumine le jardin en septembre/octobre. Il forme un fuseau large de 50 cm environ et s’épaissit avec les années. Une division est nécessaire tous les 3 ou 4 ans pour rajeunir la touffe. C’est l’occasion de partager avec les amis.
Je le pince au printemps et en été pour qu’il se ramifie sinon la touffe s’écarte totalement en grandissant et il peut atteindre 1,50m de hauteur. Un petit défaut que n’a pas, paraît-il, l’aster corifolius ‘Idéal’.

aster cordifolius ‘Little Carlow’
aster codifolius ‘Little Carlow’

Aster cordifolius ‘Silver spray’ 

Il était tout mignon avec ses toutes petites fleurs blanches mais ne s’est jamais vraiment étoffé et a totalement disparu sa troisième année malgré mes soins attentifs…
Il aurait dû se ramifier et devenir un buisson très dense (70 à 100 cm x 50 cm), couvert de fleurs jusqu’aux gelées.
Cet aster était planté dans un des massifs traversés un hiver par les galeries d’un rat mulot, c’est peut-être la cause de sa disparition?…

aster cordifolius ‘Silver spray’

Aster ‘Daddy’s lady Star’

En fleurs en octobre et tout début novembre dans mon jardin, il offre des couleurs changeantes au fil de la floraison. Cette belle obtention du Domaine de la Source’ (clic) est très rustique et ne drageonne presque pas.  Ses tiges hautes s’élèvent à 1,50m et allègent le pied de la mangeoire des oiseaux (voir première photo). Je l’avais au jardin depuis 2012 mais un mulot a dû le manger par la racine car il n’est pas réapparu cette année et ce n’est malheureusement pas le seul…

aster ‘Daddy’s Lady Star’ en octobre

Aster amethystinus ‘Kylie’

L’aster amethystinus a le fin feuillage de l’aster ericoïdes et la floribondité des novae-angliae, avec un joli port arqué.
Cet aster se fiche de l’oïdium, il ne drageonne pas et accepte la mi-ombre.
D’après des sites spécialisés divers, cet aster supporte mieux le sec que la plupart des autres. Il adore les terres lourdes et collantes et s’accommode d’un sol calcaire.

A mes yeux, ‘Kylie’ est une véritable petite merveille toute en délicatesse.  Il ouvre fin septembre ses premières petites fleurs étoilées rose pâle à coeur jaune foncé puis framboise.  Si il se penche ainsi en bordure de massif, c’est sans doute que je l’ai planté serré entre une pivoine, un sedum et une lavande, alors que Monsieur aime avoir ses aises et n’apprécie pas la concurrence des racines. On dit qu’il fleurit jusqu’aux gelées mais chez moi, il ne fleurit réellement qu’en octobre.

aster ‘Kylie’
aster ‘Kylie’ et rosa ‘Blush Noisette’

L’aster ‘Vastérival

Il fleurit en dégradé de rose, lilas et blanc en vieillissant. Sa floraison vaporeuse donne du volume dans un massif quand il culmine à plus d’1,50 mètre. Cette très belle variété a été obtenue au  jardin de la Princesse Sturdza, le Vastérival. C’est un vigoureux, qui aime se dorer au soleil, dans une terre ordinaire. Très rustique.
Je l’avais testé à mi-ombre mais il ne s’y développait pas autant que depuis que je l’ai déplacé au bord de la terrasse ronde exposée plein sud.

aster ‘Vastérival’ en octobre
aster ‘Vastérival’

Les asters lateriflorus, ils ne drageonnent pas

Ces asters se distinguent par leurs longs rameaux arqués et divergents portant de nombreuses petites fleurs. Très faciles de culture, ils poussent en tout sol, au soleil ou à mi-ombre. Ultra rustiques, ils ne drageonnent pas et ont une excellente tenue.
Ils apprécient une bonne terre de jardin, même très lourde, mais bien drainée.
Selon moi, ils n’aiment pas être déplacés car après deux expériences , j’ai constaté que ça ne leur réussissait pas trop!

L’aster lateriflorus ‘Pink Buttons’

Il est planté juste à côté de l’aster ‘Vastérival’, derrière le banc de la terrasse ronde.
C’est d’ailleurs un croisement de ‘Vasterival’ et de ‘Lady in Black’.
Les deux aters forment un véritable nuage de fleurs…

aster ‘Vastérival’ et ‘Pink Buttons’
aster ‘Pink Star’ (à gauche), aster ‘Vastérival’ et ‘Pink Buttons’ derrière le banc au bord de la terrasse ronde (septembre)
aster ‘Vastérival’ et aster ‘Pink Buttons’

L’aster lateriflorus horizontalis ‘Lady in black’

Celui-ci offre un brouillard de toutes petites étoiles blanc rosé en septembre et octobre.
Mais tout l’été, déjà, il forme un élégant buisson d’1,20m de hauteur sur un bon mètre de large, couvert d’un petit feuillage dense, bronze presque noir, surtout en plein soleil.

aster ‘Lady in Black’
aster ‘Lady in Black’

L’aster mystère

Je me demande si ce n’est pas un semis spontané de ‘Lady in Black’ . Il est apparu là en 2015, tout au bord du massif voisin, assez mal placé je dois dire pour un aster de cette taille, mais tellement élégant… Ses fleurs sont plus grandes mais ont les même pétales tombants qui mettent en avant leur gros coeur en pompon proéminent qui passe du jaune au rose. Les abeilles l’adorent autant que moi!

aster (semis spontané)
aster semis spontané

L’aster lateriflorus horizontalis

Je l’ai acheté le week-end dernier à Beervelde. C’est le même que ‘Lady in Black’ mais avec un feuillage vert sombre, pourpre à l’automne, et plus bas puisqu’il formera une touffe horizontale de 50 à 60 cm seulement. Je l’ai planté près du rosier ‘Bossa Nova’. Il faudra que cette place soit la bonne!

L’aster lateriflorus ‘Coombe Fishacre’

Le mulot a traversé tout le massif donc j’ai aussi perdu celui-ci en même temps que les autres et que tous mes bulbes de crocus et de tulipes!
Il n’empêche que c’est un aster superbe, avec ses petites fleurs teintées de rose pâle, même un peu lavande, dont le coeur balance avec délice entre la vanille et la framboise.  Il forme au bout d’un an un petit buisson robuste (75 x 65 cm) qui a une tenue parfaite, et se couvre de fleurs de septembre à novembre.

aster ‘Coombe Fishacre’
aster ‘Coombe Fishacre’

L’aster lateriflorus ‘Chloé’

En version blanche et plus haute (100 x 80 cm en étant pincé deux fois), l’aster lateriflorus ‘Chloé’ nest pas mal non plus. Les abeilles raffolent de ces coeurs vanille – framboise.  En une année seulement, il formait une sacrée touffe au port bien droit, dégoulinante de fleurs et bourrée de charme! Mais je l’ai déménagé en 2014 pour le marier au rosier ‘Princesse Alexandra of Kent’ et depuis, je l’ai aussi perdu…

aster ‘Chloé’

Les asters novae angliae, même en terre argileuse et humide

Ils se plaisent au soleil ou à mi-ombre, dans une bonne terre de jardin riche et fraîche, même argileuse et humide, pour autant qu’elle ne sèche pas en été.  Un apport annuel de compost l’allégera et la rendre plus riche.
Comme ils drageonnent, il faut les diviser tous les 3 ans.
Les tiges ont tendance à ployer à l’automne sous le poids des fleurs.

Aster novae angliae ‘Autumn Snow’

Blanc pur à coeur jaune, je l’ai planté dans mon massif jaune, près du rosier ‘Graham Thomas‘. Il atteint 1,20m et je lui ai mis un tuteur car il ploie sous le poids des tiges couvertes de larges fleurs d’au moins 2cm.
Il est moins beau à la fanaison, présentant des pompons tout bruns, et ses longs pétales fins ont triste mine après la pluie, mais par une belle journée, il est superbe!

aster ‘Autumn Snow’

Les asters novi-belgii, même en sol argileux

Seuls les novae-angliae et novi-belgii  tolèrent un sol argileux et lourd à condition qu’il reste frais l’été.
Les novi-belgii drageonnent pas mal et il sera utile de diviser les touffes tous les 3 ans, au printemps ou en fin d’automne.
De manière générale, les asters novi-belgii sont connus pour être plus sensibles à l’oïdium mais rien à signaler chez moi avec ‘Lisette’ (achat Aywiers 2014) et le dumosus ‘Néron’ (achat chez Bruno Parterre, 2013) qui sont plantés en situation bien aérée.

Aster novi-belgii ‘Lisette’

C’est sa teinte éclatante qui m’a plu, et son coeur framboise.

aster novi-belgii ‘Lisette’ (à gauche), aster ‘Pink Star’, aster ‘Vastérival’ et aster ‘Pink Buttons’ derrière le banc, aster ‘Snow Flurry’ sous le banc
aster ‘Lisette’, les premières fleurs s’ouvrent fin septembre 
aster NB ‘Lisette’ en octobre

Aster novi belgii ‘Fellowship’

C’est une de mes grandes déceptions car il n’a pas tenu un hiver chez moi! En septembre-octobre, ses grandes fleurs de 5 cm, doubles et ébouriffées, auraient dû apporter une note vaporeuse au massif.

aster novi belgii ‘Fellowship’

Aster novi-belgii ‘Schone von Dietlikon’

Je l’ai acheté la semaine dernière à la foire aux plantes de Beervelde.  Il a des fleurs bleu mauve profond en septembre/octobre, et formera un buisson de 80 à 120 cm.

Aster novi-belgii ‘Crimson Brocade’

Je l’ai aussi acheté cet automne et n’ai donc encore aucun recul pour juger cet aster objectivement… Mais cette couleur rouge cramoisi avec ce coeur framboise!… J’ai succombé!

aster NB ‘Crimson Brocade’ planté près du miscanthus ‘Yaku Jima’

Les asters ericoïdes, que des qualités!

Ils sont bourrés de qualités. Robustes mais légers, avec un joli feuillage, pas de maladies, aucun tuteurage nécessaire et pour finir: pas besoin de les diviser tous les quatre ans.
Ils apprécient une bonne terre de jardin, drainée, au soleil ou à mi-ombre. Ils sont parfaits dans une prairie fleurie car ils ont une très bonne tenue et ils forment des buissons couverts de fleurs.  Ils sont magnifiques accompagnés de graminées.

L’aster ‘Pink Cloud’ 

Il forme une belle touffe dense et assez raide qui ne nécessite pas de support et se couvre d’une profusion  de fleurs roses, puis blanches. Il préfère un sol sec.
Encore un aster merveilleux mais un rat mulot me l’a grignoté l’hiver dernier! J’ai pu en sauver un maigre bout avec une racine. Il me reste donc une seule tige pour le moment mais elle fleurit et j’espère un joli buisson pour 2018!

aster ‘Pink Cloud’ (en 2015)
aster ‘Pink Cloud’

Aster ericoides ‘Snow Flurry’

J’avais reçu une bouture de cet aster par la poste, en 2015, de la part de Camille. Au printemps, ses tiges d’un vert frais le font ressembler à une petite bruyère couvre-sol. En octobre, il se couvre d’une profusion de toutes petites fleurs blanc pur.  Cet adorable aster tapissant est idéal en rocaille, au bord d’un muret ou sur un talus ensoleillé.
Il se plaît au soleil ou à mi-ombre, en bonne terre de jardin même un peu sèche, dans tous types de sol.
Il est très vigoureux, il suffit de voir son développement en à peine deux ans! Je l’adore! C’est un must!

Aster ericoïdes ‘Snow Flurry’
Aster ericoïdes ‘Snow Flurry’
aster ‘Lisette’, aster ‘Vastérival’, aster ‘Pink Buttons’ et aster ‘Snow Flurry’ autour de la terrasse ronde

Aster ericoides ‘First Flurry’

C’est encore un cadeau de Camille. C’est son premier automne au jardin et je ne l’ai pas encore vu fleurir chez moi. Il faut dire que Nala l’avait un peu malmené lors de la plantation.  C’est la même toute mini fleur blanche que celle de l’aster ericoïdes ‘Snow Flurry’, mais il forme une boule de 40 cm au lieu de ramper.

Aster ericoides ‘Blue Wonder’

De septembre à novembre, cet aster se couvre d’un nuage de petites fleurs bleu-mauve lumineux à centre jaune sur un buisson de 100 x 60 cm.  Il a malheureusement disparu du jardin sans explication…

aster ericoides ‘Blue wonder’

L’aster ericoides ‘Blue star’

Acheté à Aywiers 2014, il n’a même pas passé un hiver! C’était pourtant une petite merveille aux fleurs minuscules. Il devait culminer à une hauteur de 80 cm.

aster ericoides ‘Blue Star’

L’aster pringlei (x) ericoïdes ‘Pink Star’

L’aster ‘Pink Star’ de mon jardin est issu d’une bouture offerte par mon amie Sophie.
Depuis mi-septembre, il est couvert d’une myriade de petites fleurs de 2 cm, aux fins pétales rose-lilacé. Il forme un buisson compact de 80 cm à 1m de hauteur… C’est encore un aster pour jardin facile: rustique et sain, il pousse en tout sol bien drainé, résiste très bien à la sécheresse et offre une longue floraison.

aster ‘Pink Star’
aster ‘Pink Star’

L’aster pringlei ‘Monte Cassino’, pour le plein soleil!

Il a disparu du jardin lui aussi. De là à accuser encore les mulots, il n’y a qu’un pas… Mais sans doute manquait-il simplement de place et de lumière?!
C’est une vivace pour le plein soleil (même brûlant, il supporte la sécheresse), à planter dans une terre drainée (même sèche ou calcaire). Cette variété est une véritable solution pour les terrains secs et chauds, où les autres plantes ont du mal à pousser, mais il n’aime pas la concurrence des racines.
Du temps de sa splendeur, il formait un brouillard de petites étoiles blanches, prompt à fleurir mon jardin de septembre à novembre. J’ai aimé son port élancé et peu ramifié, idéal pour les massifs, et la légèreté de ses toutes petites fleurs blanches à coeur jaune (moins d’1cm) et son très fin feuillage.

aster pringlei ‘Monte Cassino’

Aster inconnu

C’est encore un aster que m’a donné Sophie et qui lui vient aussi d’une amie, Geneviève. Il ressemble à s’y méprendre à ‘Pink Star’ mais il est un peu plus lilacé, (peut-être l’exposition moins ensoleillée?) et surtout, il est bien plus haut. Il mesure plus d’1,50 m. Est-ce un mutant!? C’est un aster élégant qui fait merveille en  fond de massif grâce à son port érigé, mais ses voisines doivent le soutenir un peu!

Les asters dumosus, des asters nains pour les bordures ou en pot

Ce sont des variétés naines, compactes et très florifères, qui festonnent les bordures de massifs et forment de ravissants couvre-sol grâce à leur souche traçante.
Ils peuvent être cultivés en pot, mais nécessiteront alors des arrosages plus réguliers qu’en pleine terre.

Aster dumosus ‘Schneekissen

Je les ai déplacés en mars 2017 au pied de mes nouveaux pommiers cordons. Comme ils sont assez bas (20 à 30 cm x 45 cm), ils seront parfaits pour cet usage en bordure de terrasse. Ils formeront des touffes compactes couvertes de pâquerettes blanches au coeur jaune.

aster dumosus ‘Schneekissen’
aster dumosus ‘Schneekissen’

Aster dumosus ‘Lady in Blue’

Acheté cet automne, il est encore tout petit.

achat 2017 aster dumosus ‘Lady in blue’ planté près de Sibelius

Aster dumosus ‘Kristina’

Acheté en jardinerie cette semaine.
Dans son godet, il ne payait pas de mine, les fleurs fanées étaient toutes brunes, les fleurs blanches, semi-doubles, toutes flétries par la pluie. Il ne m’aurait pas attirée si je n’en avais pas lu beaucoup de bien, entre autre une bonne adaptation à l’ombre claire. Alors j’ai  voulu tester…
Il devrait fleurir d’août à octobre.

achat 2017 aster dumosus ‘Kristina’ planté près de ‘The Fairy’

Aster dumosus inconnu

C’est encore un bébé venu de chez mon amie Sophie!
C’est encore un aster que j’ai perdu… 🙁
Je l’aimais particulièrement pour ses grosses fleurs très doubles.

aster dumosus bleu, offert par mon amie Sophie… et mangé par un mulot! 🙁

Aster dumosus ‘Néron’

Cet aster se fait remarquer à la fois pour sa couleur d’un somptueux rouge rubis et pour ses fleurs très doubles, comme des petits pompons, qui s’ouvrent ensuite à plat pour dévoiler un coeur jaune.
Plus haut que les autres dumosus, il mesure environ 50 cm et se tient parfaitement bien droit.

aster ‘Néron’
aster dumosus ‘Neron’
aster ‘Néron’ et aster ageratoides ‘Asran’

Les asters ageratoides, très drageonnants

Ce sont des variétés très drageonnantes qui peuvent occuper plusieurs mètres carrés en quelques années et étouffer tout ce qui se trouve aux alentours.
Ils seront très beaux en larges plages colorées dans une prairie fleurie ou en massif, sous haute surveillance, avec des anémones d’automne, un miscanthus ou de beaux arbustes (cornus alba, physocarpus…).

Aster ageratoides ‘Asran’

Aster ageratoïdes ‘Asran’
aster ageratoides ‘Asran’

Aster ageratoides ‘Ezo Murasaki’

Il offre d’innombrables petites fleurs violet brillant éclairées d’un cœur doré, qui se succèdent sans interruption pendant plus d’un mois de fin septembre à fin octobre. La plante forme une touffe compacte de 60 cm.
Il sera en harmonie avec les baies violettes d’un callicarpa, avec une belle graminée ou avec les frondes argentées d’une fougère du type Athyrium niponicum ‘Pictum’.

aster ageratoides ‘Ezo Murasaki’

Aster pyranaeus ‘Lutetia‘ 

Idéal pour les bordures au soleil ou à mi-ombre, il ne mesure que 60 x 40 cm.
Dès septembre, il porte de grandes fleurs simples de 5cm, mauve pâle.

aster ‘Lutetia’
aster ‘Lutetia’

Voilà toute ma petite collection. Je les aime beaucoup et savoure chaque jour leur présence lumineuse et colorée qui égaie le jardin.
J’en ai perdu plusieurs à cause des mulots principalement, mais il faut se montrer philosophe: ainsi le jardin est toujours en mouvement et je peux acheter de nouvelles plantes… 😉
J’en ai aussi souvent divisé et partagé avec les amis de passage. C’est un plaisir ces échanges entre jardiniers!

Et vous, quels sont vos musts ou vos désillusions concernant les asters?

17 commentaires sur “Les asters, les rois de l’automne!

  1. Un vrai régal tes articles, Malorie! tu devrais écrire des livres!
    Mes favoris sont les asters dumosus, le Frikartii Mönch qui tient bien droit chez moi, au soleil,
    les lateriflorus , les nova angliae, j’aime Alma Potstcke pour sa couleur gaie, et je viens d’acquérir mon premier belgii, Fellowship, en espérant avoir plus de chance que toi!

  2. A part 2 dumosus bouffé l’année d’achat par les limaces, les mulots ne s’attaquent jamais à mes asters entre 18 et 20 sont au jardin, mes préférés combe-fiskar, pink buttons, ezo murasaki,et
    éricoides étoile filante introuvable maintenant, snow flurry introduit cet automne à voir dans 1 ou 2 ans ! Les asters m’enchante les doubles et les simples plus nombreux chez moi pour les
    butineurs qui se régalent avec cet été indien …Bises . Colette

  3. Phénoménal cet article sur les asters, quelle connaissance, j’admire car j’en suis bien incapable et les photos sont magnifiques de plus. Un grand merci pour cet article de fond sur les asters

  4. Super ton article Malo .Tu détailles bien les différents emplacements selon les variétés d’asters.Ce qui permet à chacun de choisir parmi celles ci la plus adaptée à son terrain.J’étais entrain justement de finaliser mon prochain article qui portait sur mes asters.Cela répondra à ta question finale .Mais ceux que j’ai enlevé sont ceux atteints par la maladie et ceux que je préfère , ceux qui n’ont pas besoin d’être tuteurés. Je mettrai un lien vers ton article.Bises et bonne continuation dans ton entreprise.

  5. Quel article ! j’ignorai qu’il y en avait tant, parfois j’ai bien du mal à faire la différence tant ils peuvent se ressembler. En tous cas, j’aime bcp cette plante de fin d’été .
    merci de ce partage
    Lydie

  6. Quel bel article ! Tant de diversité dans cette grande famille ! J’ai deux ageratoïdes que je vais surveiller de près en suivant ton conseil. Cordifolius idéal se comporte très bien dans mon jardin. Je crois qu’un de mes asters non-identifié est pink cloud. Kylie et snowflurry me tentent énormément. On en parle demain. Bises

  7. Superbe article, à lire et relire. Tu as une très belle collection. Tu me donnes envie d’en prendre d’autres qui sont ravissants.
    Je pensais que l’aster Kylie était envahissant chez moi mais il semblerait qu’il soit juste de très grande taille alors? Je n’avais que Lady in Blue au départ, donc je comprends mieux mon erreur grâce à toi.
    Ici les mulots ne les ambêtent pas trop. Quoique? Il me semblait bien avoir un aster blanc…:-)
    Bonne journée.

  8. Bonjour Malo
    Ton article super synthétique sur les aster m’a enthousiasmé
    J’ai réussi à partir d’un pied acheté il y a 7 ans en Belgique à diviser l’aster « Chloé  » que tu as perdu et il est très prospère chez moi je l’aime beaucoup il a une tenue superbe
    Je t’en prépare une bouture si tu veux j’en profiterai pour venir au jardin d’André à la prochaine vague de remise en forme
    À bientôt

    1. Bonjour Monik!
      C’est super gentil! J’aurais non seulement beaucoup de plaisir à te revoir dans le très beau jardin d’André Eve mais également à recevoir un bout d’aster ‘Chloé’ de ton jardin! Merci mille fois!
      Bises

  9. Wouahh! J’avais loupé cet article que je trouve hyper intéressant! Que de belles variétés tu as! Tous plus beaux les uns que les autres! Et les photos sont sublimes! Je vais pouvoir augmenter ma collection avec quelques coups de cœur: « Pink Buttons » , Chloe et Kylie. Très beau aussi ton semis spontané. Bon week-end!

  10. Pour moi ,c’est le plus bel article que j’ai jamais lu sour les asters .
    Vraiment bravo Malo ,si tu veux un bout de Chloé , je l’ai …l’aster Pas ma petite fille !lol
    J’ai un petit perdu pied avec les asters car j’ai des envahissantes ,tel qu’Asan que j’aime malgré tout .
    J’avoue que moi qui suis une passionnée de roses ,mon jardin a besoin des asters et des dalhias pour être beau très longtemps .

    1. Bonjour Maryse,
      C’est vraiment gentil! Monik aussi m’a proposé un bout de ‘Chloé’ (l’aster!). Vous me gâtez!
      ‘Asran’ est un envahissant c’est certain! Mais si beau…
      Bonne journée!

  11. Je n’avais pas saisi que tu avais créé un site et j’étais bien déçue de ne plus trouver de nouveaux posts sur ton blog. J’ai réellement pensé que tu avais abandonné. Heureusement non ! De magnifiques photos, un article hyper documenté et complet, je te retrouve en grande forme ! Je sais maintenant où je pourrai aller lorsque je me poserai une question sur les asters…hop hop hop un p’tit tour chez Malo ! Grâce à toi, je viens d’ajouter sur ma liste l’éricoïde Pink Cloud et Monte Cassino (je n’ai pas de place pour des asters trop volumineux). J’ai aussi pu confirmer mon choix de Lutetia (déjà sur la liste). Longue vie à ce nouveau site web, que je trouve à la fois très professionnel et très très agréable, et que tes affaires prospèrent !

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