Paul Transon est un rosier grimpant au chaud coloris rose-corail, dont les fleurs ont une forme tout à fait originale : un peu aplatie, avec des pétales pointus, imbriqués comme des rayons de soleil, comme un éclatement depuis son cœur, qui évoque un peu une fleur de dahlia ou un nénuphar très double, mais en plus ébouriffé!
Ils ne sont pas nombreux à présenter ce modelé particulier. On le compare souvent au rosier Paul Noël et aussi à François Juranville, qui sont deux autres hybrides de Wichuraiana assez proches par la forme et le coloris de leurs fleurs, mais ceux-ci sont plus saumonés.

Mais revenons-en à Paul Transon! Celui-ci est un vigoureux grimpant de 4 à 5m de long, sur environ 2 m d’envergure, aux branches souples, portant des aiguillons.
Le feuillage est beau, brillant et sain, surtout s’il est dans une situation bien aérée. (Il peut avoir un peu d’oïdium si son emplacement est trop confiné).
Il offre une longue et généreuse floraison durant 4 à 5 semaines, à la fin du printemps, au léger parfum de pomme.
Les fleurs moyennes (7 cm), semi-doubles, un peu chiffonnées, fleurissent en solitaires ou en petits bouquets de 2 à 4. Leur coloris varie, selon l’ensoleillement et l’épanouissement, dans un camaïeu de rose corail plus ou moins soutenu.

Il a l’immense avantage de se plaire à mi-ombre, voire à l’ombre claire en climat chaud! Il y sera peut-être moins dense mais y fleurira de manière très satisfaisante!
Il est en outre très résistant au froid (-23°), ce qui en fait un rosier adapté pour une exposition au nord!
Parfois, on profite d’une très légère remontée en septembre, sur les vieux sujets, mais d’après plusieurs témoignages recueillis, ce n’est pas garanti. Aussi peut-on se réjouir si il nous en fait la surprise!

Les longues tiges souples de ce vigoureux rosier se palissent facilement, sur un support assez large et solide: garnir un muret, souligner une jolie clôture, couvrir une gloriette ou une grande arche…
Vigoureux sans être trop exubérant, il se laisse plus aisément guider qu’un liane.
J’ai lu qu’il pouvait être conduit en grand arbuste mais je ne l’ai jamais vu sous cette forme.

Cet hybride de Wichuraiana est une obtention orléanaise, création de la maison Barbier en 1900. Il est généralement classé parmi les rosiers anciens et en a d’ailleurs toutes les caractéristiques.

Plantation et soins
C’est un rosier solide et peu exigeant. Il s’adapte à tout type de sol et toute exposition, pour peu que l’on soigne la plantation et moyennant de copieux arrosages hebdomadaires lors de son premier été.
Plantez-le en automne, dans une terre ordinaire bien travaillée, avec un petit apport de compost et mettez-lui un paillage organique au pied. (Voir mes conseils de plantation ici)
La fanaison est moins jolie car les pétales ne tombent pas tout seuls. Coupez donc les fleurs fanées en juin, au sécateur, pour que le rosier retrouve un aspect propre, avec son beau feuillage vernissé.
A part cela, on peut laisser ce rosier se développer librement, si l’on dispose d’assez de place… Mais pour le maîtriser sur un support, il faudra une taille d’hiver : on conserve les branches principales et on raccourci les branches secondaires. On peut ainsi réduire les tiges ayant fleuri l’année précédente à 3 ou 4 yeux des branches charpentières.
Les nouvelles tiges solides seront palissées et attachées avec un lien souple.
Les vieilles branches seront éliminées si nécessaire, ainsi que le bois mort bien entendu.





Confusion possible
- Paul Transon est un rosier grimpant de 4 à 5 m, de couleur rose corail, avec des petits bouquets de fleurs moyennes (7 cm), semi-double (17-25 pétales), au doux parfum de pomme, et des aiguillons sur les tiges.
- Paul Noël est décrit comme un plus petit grimpant (350 cm), de couleur rose crevette mélangé de jaune soufre et une fleur un rien plus petite (6cm) et plus double (26 à 40 pétales), très parfumée.
- François Juranville est un liane donc plus vigoureux (7-8m x 3m), avec des tiges souples et quasiment inermes, qui offre de grandes grappes de fleurs de couleur rose pêche à rose saumon, des fleurs plus grandes (8 cm ou +), semi-doubles (17 à 25 pétales) avec un léger parfum de pomme.




Je l’ai vu à la roseraie de Ruoms d’Eléonore Cruse (Ardèche), il a énormément de charme !