En me baladant, j’observe toute une petite faune sauvage sur le bord des chemins…
C’est mon plaisir de chaque jour. Je m’émerveille d’un rien…
Les pompons rose-lilacé des Cirse des champs avaient particulièrement la cote, ce matin, auprès d’une foule d’insectes pollinisateurs.

Le circe des champs (cirsium arvense) est une plante vivace dont les fleurs, souvent lilacées, peuvent parfois être blanches ou pourpres.
On le confond souvent avec les chardons à cause de leurs feuilles épineuses. D’ailleurs, on l’appelle communément « chardon des champs », bien que ce ne soit pas un chardon!
Le circe des champs n’a pas d’épines le long de sa tige, contrairement aux autres cirses présents en France.

Le circe des champs porte bien son nom puisqu’il se plaît dans les prairies, les friches, le bord des chemins… mais aussi dans des champs cultivés.
Il se multiplie rapidement sur de larges zones par ses rhizomes qui s’étendent dans le sol. Par conséquent, il est redouté par les agriculteurs et est même considéré comme plante invasive dans certaines régions.
Malgré cela, il a indéniablement un rôle essentiel pour la biodiversité. Il n’y a qu’à voir la diversité d’insectes qui viennent butiner ses fleurs, riches en nectar et en pollen.
Par ailleurs, ses graines sont une source de nourriture précieuse pour les oiseaux granivores, en automne et en hiver. J’espère toujours avoir la chance d’y apercevoir un chardonneret élégant.

Un joli papillon blanc-bleuté a d’abord attiré mon attention: L’azuré des nerpruns.
Il prend presque toujours la pose avec les ailes fermées donc on ne voit que le dessous des ailes, bleu très pâle avec des petites taches noires, semblable chez les deux sexes.


Les bourdons étaient bien représentés aussi sur les jolis pompons des circes!
Les Bombus du groupe terrestris se reconnaissent notamment à leur petit cul blanc!
Ils ont une large bande jaune orangé à l’avant du thorax et une autre sur le deuxième segment de l’abdomen.
Avec leur longue langue, ils récoltent le nectar des fleurs dont ils se nourrissent et au passage, ils récupèrent aussi du pollen sur leurs poils!
Les reines et les ouvrières utilisent des corbeilles situées sur leurs pattes postérieures pour transporter le pollen jusqu’au nid.
Seules les Bourdons femelles peuvent piquer pour se défendre et, contrairement aux abeilles, le fait de piquer ne leur est pas fatal.




Ce petit coléoptère rouge et noir est le Clairon des abeilles. Il se nourrit de pollen et parfois de petits insectes.
La tête et le scutellum sont noirs ou bleu foncé. Les élytres allongés sont rouge vif avec des bandes noires.
On le distingue de son cousin, le Clairon des ruches (Trichodes alvearius), en observant la dernière bande noire. Chez le Clairon des abeilles, cette bande noire atteint l’extrémité des élytres (alors que chez la Clairon des abeilles, les élytres se terminent par du rouge). Le Clairon des ruches présente aussi une fine bande noire à la jointure des élytres (et pas chez le Clairon des abeilles).


La volucelle transparente est un gros syrphe, assez facile à identifier: il est noir avec une large bande blanche translucide et ses ailes transparentes ont une large marque noire au milieu.
La probabilité de le rencontrer là était grande puisqu’il vit notamment près des arbres et arbustes, dans les bosquets, au bord de l’eau et dans les zones fleuries avec principalement des ronces ou des ombellifères : tout ce qu’il y a dans ce parc, sur les rives du Rhin Tortu.




L’abeille côtoie les autres insectes sur les fleurs de circe des champs. Elle se nourrit de pollen, de nectar et de miel.


Il y en avait un tas d’autres, si petits que les photos prises avec mon téléphone ne sont pas nettes… Il faudrait que j’emmène mon objectif à macros au parc un de ces jours…
