🐛 Chenilles sur les fusains : Les Hyponomeutes

Cette semaine, j’ai observé un petit nid de chenilles blanc crème-jaunâtres avec des points noirs, sur un fusain dans le jardin de Sonia. Après recherches, j’ai trouvé que ce sont les chenilles d’un papillon, l’hyponomeute. Dépourvues de poils, elles ne sont pas du tout urticantes.
Il existe plusieurs espèces d’Hyponomeutes dont certaines qui s’attaquent aux fruitiers mais celles qui se nourrissent de fusains sont monophages c’est-à-dire qu’elles ne se nourrissent que des fusains et pas d’autres arbustes.

Aucun risque donc que les fruitiers voisins soient la proie de ces futurs papillons.
Si vous observez des chenilles tout à fait semblables dans les fruitiers, il s’agit d’une autre espèce d’Hyponomeutes (Yponomeuta malinellus dans les pommiers ou poiriers et Y. padellus sur les cerisiers).

Chenilles sur les fusains : ce sont les chenilles d’hyponomeutes qui se nourrissent de ces arbustes (Yponomeuta cagnagellus, Y. irorrelus et Y. plumbellus)

Malgré leur petite taille, les chenilles d’hyponomeutes peuvent défolier rapidement les branches d’un arbre. D’autant plus si elles sont très nombreuses ce qui est souvent le cas car généralement une femelle choisi un arbre/arbuste pour pondre tous ses œufs au même endroit.

Les jeunes chenilles tissent une toile de soie dans laquelle elles se développent.

Peu d’entre elles arriveront au stade adulte et pourront se reproduire car ces chenilles et les papillons sont la proie de nombreux prédateurs, notamment des guêpes et mouches parasitoïdes et les oiseaux.

On peut très bien décider de ne pas intervenir et laisser cette manne de nourriture aux insectes auxiliaires et aux oiseaux.
Néanmoins, la présence de ces chenilles en grand nombre peut poser problème sur un jeune arbre et si il s’agit d’un fruitier, compromettre la récolte de l’année…

Chenilles sur les fusains : ce sont les chenilles d’hyponomeutes qui se nourrissent de ces arbustes (Yponomeuta cagnagellus, Y. irorrelus et Y. plumbellus)

Comment s’en débarrasser?

Si l’on a pas d’autres arbres fruitiers et que l’on ne peut se permettre de perdre la récolte d’une année, je comprends parfaitement que certains jardiniers souhaitent se débarrasser de ces chenilles…

Pour sauver sa récolte de fruits sans tuer les chenilles, on peut couper l’extrémité des branches où se trouvent des nids et les déplacer ailleurs. Par exemple les chenilles d’Hyponomeutes du cerisier (Yponomeuta padella) peuvent aussi se nourrir d’aubépines, prunelliers ou sorbiers.
On peut au moins essayer d’en épargner quelques unes…

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En optant pour une solution plus radicale avec le Bacillus thuringiensis qui tue les chenilles, il faut garder en tête que l’on détruit en même temps les larves de guêpes et mouches parasitoïdes qui se développent à l’intérieur du corps des chenilles et qui, l’année suivante, auraient contribué à la lutte naturelle contre ce ravageur…
Il faut noter aussi que ces pulvérisations ne seront vraiment efficaces qu’avant la formation des nids puisque les toiles protègent les chenilles…

Chenilles sur les fusains : Les Hyponomeutes

9 commentaires sur “🐛 Chenilles sur les fusains : Les Hyponomeutes

  1. Bonjour Malorie
    J’ai eu dans le jardin des hyponomeutes sur mon fusain et mon cerisier. Je voulais faire un article mais tu m’as devancée 😉 Je n’ai pas traité car je voulais que les mésanges aient de la nourriture. Je n’ai pas eu l’impression qu’elles sont venues se servir et les défoliations ont été importantes mais sans incidence sur les deux arbres car déjà âgés. Par contre, c’est désormais moche
    Bon we

  2. Bonjour Malorie,

    C’est la 3 ème année consécutive que ces hyponomeutes sévissent chez nous : 3 fusains alatus compactus et un europaeus. Ils sont horribles pendant toute la saison, et n’ont pas de fruits en automne et au lieu de prendre de belles couleurs en automne, ils sont bruns. J’ai utilisé la lance d’arrosage pour tenter de les faire tomber sans succès. Finalement, cette année, mon époux a utilisé du Polysect ( pas bien, n’est-ce pas?), mais à mon avis trop tard pour ne pas avoir de dégâts. Je me demande pourquoi nous n’avions pas ces chenilles auparavant.

  3. De plus en plus nombreuses d’année en année sur mes pommiers. Je les trouve tellement jolies et intéressantes à observer ces chenilles. De plus le papillon de nuit qui naît ensuite est très beau. Évidemment elles sont voraces et quelques fruits seront sacrifiés. Je n’ose intervenir. Par contre je n’ai jamais vu aucune mésange venir s’en régaler.

  4. Sur mon fusain, d’environ 2 mètres de haut, j’ai choisi d’écraser tous les « nids » découverts il y a quelques jours.
    J’ai l’impression qu’il n’y en a plus. Néanmoins,sur un végétal plus haut, la démarche doit être plus compliquée.
    Merci Malo pour toutes ces infos.

  5. Perso, j’ai laissé faire un an ou deux puis c’est devenu ingérable. J’ai fini par perdre complètement mon beau Euronymus alatus compactus qui avait 10 ans. Dévoré entièrement par des dizaines de nids. Oui j’aurais du agir un peu plus tôt. Mais il n’a jamais redémarré au printemps suivant. Dommage mais c’est ainsi. Pas de chimie chez moi c’est accepter de perdre parfois certaines choses.
    Bises

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