🐝 Le perce-oreilles, un auxiliaire du jardinier

Le forficule, aussi appelé pince-oreille ou perce-oreille, est un insecte très courant dans nos jardins.
Inoffensif, il est généralement considéré comme un auxiliaire du jardinier puisqu’il mange essentiellement des insectes nuisibles comme les pucerons et les psylles (parasites des arbres fruitiers), des larves d’insectes, des œufs de limaces et d’autres ravageurs des jardins. il se nourrit aussi de végétaux en limite de décomposition comme des fruits très mûrs (pêches, prunes ou abricots en particulier, pétales de fleurs, légumes…).

Il est parfois accusé à tort d’être un nuisible mais quand il semble infester une plante ou un coin du jardin, c’est souvent parce que ses proies y sont abondantes.

Le perce-oreille est plutôt nocturne. La nuit, il s’active pour partir à la recherche de nourriture.
Le jour, il fuit la lumière et se réfugie dans des endroits frais, sombres et humides, notamment sous les pierres, parmi les déchets de jardin, dans des cavités, dans les crevasses du sol, sous les écorces de bois mort, sous des pots ou entre les pétales des fleurs.

Le forficule (Forficula auricularia Linnaeus, 1758), aussi appelé pince-oreille ou perce-oreille

Long de 1 à 2 cm, cet insecte brun-roux se reconnaît par ses deux cerques formant une sorte de pince au bout de son abdomen. Ces cerques sont presque droits chez les femelles alors qu’ils sont nettement incurvés chez les mâles.
En dépit de leur aspect menaçant et de leur mauvaise réputation, ils sont totalement inoffensifs, ils ne sont pas agressifs, ils ne mordent pas et leurs pinces ne peuvent même pas percer la peau! Désolée de briser le mythe!
Les cerques sont des armes défensives mais guère efficaces face à leurs gros prédateurs (oiseaux, lézards, musaraignes, araignée épeire diadème…).
Le forficule est capable de voler mais il le fait rarement.

forficule mâle, perce-oreille

Pourquoi on l’appelle « Perce-oreille »?  L’origine de ce surnom est incertaine mais il pourrait venir du fait qu’on retrouvait souvent ces insectes au cœur des fruits à noyaux très mûrs. Sachant que les quartiers d’abricot et de pêche sont appelés des oreilles, le nom de perce-oreilles est resté.

forficule, perce-oreille, caché sous les pétales d’une anémone du Japon

Un pot de fleur retourné et rempli de paille, posé sur un bâton à 4-5 cm au-dessus du sol, peut servir d’abris aux forficules et permet éventuellement de transférer provisoirement une petite population dans un arbre ou près d’une plante infestée de pucerons et de psylles pour que les perce-oreilles les dévorent.
On peut enlever cet abris des pêchers, pruniers ou abricotiers avant maturité des fruits pour que ces derniers ne soient pas abîmés par les forficules qui ne les apprécient que quand ils sont mûrs.
Une simple planchette de bois posée sur le sol attire souvent quelques forficules qui viennent y chercher humidité et fraîcheur.

Il peut vivre en symbiose avec les fourmis rouges qui s’occupent de leurs œufs, ainsi que ceux des perce-oreilles.

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