Cochenilles farineuses

Dans différents jardins cet été, j’observe des arbustes infestés de cochenilles farineuses.
Je n’en avais jamais vu dans ma région avant cette année.
Ces petits insectes suceurs de sève se présentent comme des petits amas blanchâtres et cotonneux, fixés sur les tiges et les feuilles des plantes, et provoquent le dessèchement des plantes.
Les attaques sont favorisées par le temps chaud et sec donc je crains qu’elles deviennent plus fréquentes avec le réchauffement climatique!
En avez-vous aussi chez vous? 

Cochenilles farineuses sur un cornus kousa

Par manque de sève, les rameaux touchés s’affaiblissent, se déforment ou se dessèchent.
De nombreux arbres et arbustes, qu’ils soient fruitiers ou d’ornement, et même les plantes d’intérieur, peuvent être la proie des cochenilles.

Hydrangea macrophylla infesté de cochenilles farineuses
Hydrangea macrophylla infesté de cochenilles farineuses
Cochenilles farineuses :  des petits encroûtements blanchâtres et cotonneux

La femelle est immobile, fixée sur les plantes dont elle suce la sève.
On observe rarement les mâles qui sont comme de minuscules mouches ailées. Ils ne se nourrissent pas et ne vivent que quelques jours.

Cochenilles farineuses

Que faire?

Les oiseaux des jardins sont des prédateurs de cochenilles, pucerons et autres ravageurs. Installer des nichoirs et des mangeoires pour les attirer à proximité des arbustes atteints est un bon moyen de lutte écologique.

On peut introduire des insectes auxiliaires, prédateurs naturels des cochenilles : certaines coccinelles, en particulier Cryptolaemus et Nephus qui, au stade larvaire, imitent de façon étonnante ces cochenilles farineuses.
Pour les cultures sous serre: des guêpes parasitoïdes (Metaphycus helvolus ou Metaphycus lounsburyi ou Diversinervus elegans).

Comme les cochenilles aiment les endroits secs et chauds, exigus, on peut asperger de l’eau sur les troncs et branches dès l’apparition des premières bêtes  et alléger la végétation autour pour une meilleure ventilation.

Si l’infestation est limitée, on peut tamponner les feuilles à l’aide d’une éponge imprégnée d’eau savonneuse (savon noir) et d’alcool à brûler ou passer son temps à retirer une à une les cochenilles avec un coton imbibé d’alcool à 90°.

A défaut d’auxiliaires, et en cas de forte attaque, on peut vaporiser sur toutes les parties atteintes de l’eau savonneuse (1 c à café de savon noir liquide pour 1L d’eau) additionnée de 1 c à café d’alcool à brûler et éventuellement 1 c à café d’huile végétale, en insistant sur la face inférieure des feuilles.
Recommencer 3-4 fois, à 7 jours d’intervalle, pour bien éliminer les larves et les oeufs.
Mais attention, cela éliminera aussi tous les autres insectes présents sur la plante, y compris les insectes auxiliaires et leurs œufs que vous ne voyez peut-être pas encore à l’œil nu!…

Vous pouvez aussi essayer un traitement à base d’huiles essentielles ? (orange douce, lavande, tea three, thym?).

En cas de forte attaque, ne pas hésiter à supprimer les branches trop infestées et les brûler dans le barbecue (surtout ne pas les mettre au compost!)

Pour les arbres fruitiers, brosser et chauler les troncs en hiver.

Dans tous les cas, inspectez plusieurs fois par semaine pour éliminer au fur et à mesure les cochenilles qui apparaissent.

Cochenilles farineuses
Cochenilles farineuses
Cochenilles farineuses
Cochenilles farineuses
Cochenilles farineuses
Cochenilles farineuses

Bon à savoir : Il existe trois grandes familles de cochenilles à savoir les cochenilles farineuses, les cochenilles à carapace et les cochenilles à bouclier.

Les cochenilles du rosier sont souvent plus difficiles à repérer. De petites pastilles ou des boucliers bruns et cireux, collés sur les tiges, abritent les insectes qui sucent la sève.

Les traitements sont plus ou moins les mêmes que pour la cochenille farineuse (avec d’autres espèces de coccinelles).

cochenille à carapace ou cochenille à bouclier?  : petites pastilles de 2 mm, blanches ou brunes, boucliers cireux sur les tiges.

20 commentaires sur “Cochenilles farineuses

  1. J’en ai déjà eu sur mes orchidées dans la maison, mais jamais à l’extérieur. Or, voilà que cette année, j’en ai trouvé sur un hydrangea. J’ai tout enlevé au coton tige imbibé d’alcool, mais je n’ai pas vérifié depuis s’il y en avait d’autres. Merci pour ce rappel.

  2. Il y en avait pas mal sur des frênes en lisière de mon jardin. J’avais peur qu’elles se propagent sur d’autres plantes mais non. La prédation a tout éliminé.

  3. Oui j ai eu des cochenilles farineuses sur mes orchidées. Et ces cochenilles se déposent aussi sur les boiseries. L année suivante j ai mis de nouvelles orchidées au même endroit et .. même attaque. Ces cochenilles survivent elles dans les plinthes et chambranles?

  4. Un deutzia envahi de même qu’un aucuba chez nous.
    Les mésanges ont géré (en partie). Pour le reste je crains hélas que ça reste sur les arbres …

  5. DE l’huile de paraffine pulvérisée avec de l’eau pour les priver d’air en les recouvrant d’une couche hermétique ( Vernotex Garden Edialux) , une  »poudreuse » avec de la poudre de basalte finement broyer pour les aqsphyxier.

  6. Effectivement, c’est plutôt un parasite des plantes d’intérieur. Il devient de plus en plus difficile à éradiquer car les produits efficaces, des systémiques, sont interdits d’utilisation.
    On en retrouve donc de plus en plus, notamment sur certains types de plantes vertes.
    Les orchidées y sont également très sensibles mais j’en vois plus que rarement dans les serres de vente.
    A l’extérieur, je pense n’avoir jamais observé de cochenilles farineuses. Le climat plus doux et leur réapparition en intérieur en sont peut-être des causes…

  7. Bonjour Malo, pour ma part, j’avais chaque année des cochenilles farineuses sur les hortensias ou hydrangéas en pot, je n’en venais pas à bout et aujourd’hui il ne m’en reste qu’un seul que j’ai légèrement changé de place, il se trouvait peut être trop enfermé ? Du coup pas de cochenilles en vue cette année, mais il est grillé pourtant il est au nord de la maison et n’a le soleil que le matin… les cochenilles ont changé d’hôte elles ont attaqué un magnolia, lui aussi en pot et a l’endroit où était l’hydragéa l’an passé… il ne pousse pas beaucoup, malgré les changements de pots, j’ai donc réussi à supprimer à la main toutes les feuilles attaquées, les feuilles repoussent mais bon pour avoir une fleur chaque année, le jeu n’en vaut pas la chandelle…
    En ce qui concerne les autres cochenilles, j’en ai eu à plusieurs reprises sur des fusains panachés, je les ai éclaircis, ça irait presque un peu mieux… à suivre. Cela me conforte dans mes idées que chaque terre a ses plantes et qu’il ne faut pas lutter contre ça. Je le sais, mais malheureusement pas forcément mes ami(e)s … quand ils arrivent les bras chargés d’un magnifique pot d’hydrangea par exemple, limite ça me met en colère, je le dis pourtant assez autour de moi… Quel gâchis…
    Voilà pour ma petite histoire de cochenilles. Bonne soirée Malo.

  8. Oui. Depuis l’an dernier. L’infestation printanière était moins importante cette année, mais je viens d’en trouver sur des plantes épargnées jusqu’à maintenant, un deutzia notamment.

  9. J’ai pensé la même chose que toi Malorie. Effectivement elles ont fait leur apparition avec la chaleur. Ici c’est le laurier sauce qui a pausé problème. J’ai ôté à chaque que je voyais dès le début. Avec aucune hésitation à tailler. J’ai traité un cycle juste cet arbuste pour ne pas avoir une invasion.
    Les araignées rouges ont plus proliféré, une catastrophe sur la bruyère du Mexique et le fuchsia.

  10. J’ai effectivement pour la première année un érable, un cerisier japonais et un viburnum atteints pour l’instant. Je l’ai vu suffisamment tôt j’espère sur l’érable et le cerisier ( j’ai coupé les feuilles infestées, et remarqué plusieurs coccinelles Nephus sur mon érable ), par contre le viburnum a quasi perdu touts ses feuilles… j’espère qu’il repartira…

  11. Encore une fois, un article très intéressant qui m’a fait comprendre qu’un de mes hydrangeas en était infesté. Je me demandais pourquoi il y avait autant de mouches chaque fois que j’allais l’arroser ! Je comprends mieux

    1. La bouillie bordelaise prévient les maladies fongiques et ne sert à rien contre les insectes.
      Par ailleurs, je ne conseille pas la bouillie bordelaise qui, bien qu’utilisée en agriculture bio, est toxique pour l’environnement et notamment pour les milieux aquatiques à long terme.
      Nocif aussi pour l’homme en cas d’ingestion, peut provoquer une sévère irritation des yeux, une irritation cutanée et des problèmes plus graves (on connait le « poumon du vigneron »).

  12. Bonjour Malo
    Cela faisait des années que je n’en avais pas vu au jardin ,et ce printemps un petit érable en pot en était infesté !(Cette année les mésanges n’ont pas fait totalement leur boulot ). J’ai coupé tout ce que j’ai pu , j’ai tout nettoyé à la main et au jet d’eau et depuis plus rien, mais je suis intervenue rapidement .
    J’ai l’impression que ces bestioles sont arrivées du jour au lendemain . Il faut surveiller souvent et surtout l’envers des feuilles .
    Coup double ,cet érable que je n’osais jamais tailler est plus beau que jamais !
    A l’intérieur j’ai quelque fois quelques cochenilles à carapace sur les orchidées ,je nettoie aussi à la main ,les produits ne fonctionnent pas ,j’ai testé !
    Souvent ces cochenilles sont présentes lorsqu’on achète les plantes …On ne les voit pas forcément .

  13. On voit que sur ta dernière photo que des parasitoides participent à la réduction des populations. Une des cochenilles présente un trou d’émergence probablement d’un hyménoptère.
    Je me pose la question si les cochenilles farineuses vont passer l’hiver ?
    Bon we

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.