Prairie de coquelicots

Cette prairie naturelle semée de papaver rhoeas est un émerveillement! Ce qui me plaît par-dessus tout, ce sont les nuances de couleurs : aux habituels coquelicots écarlates se mêlent des corolles chiffonnées blanches, pourpres, roses… ajoutant charme et raffinement à cette prairie champêtre! Le contraste entre la zone de pelouse tondue et la prairie fleurie est vraiment superbe! Une fleur toute simple, idéale pour créer facilement et rapidement une scène inoubliable. On se croirait presque au coeur du célèbre tableau de Claude Monet…

prairie naturelle, Coquelicot rouge, Pavot des moissons, Papaver rhoeas, Plante annuelle, Soleil, Sol neutre à calcaire, Hauteur à maturité 50 à 80 cm, croissance très rapide. (photo du 19 juin dernier)

Mon amie Béné récolte les graines d’année en année, dès qu’elles sont mûres, c’est-à-dire fin juillet, et les sème aussitôt dans un coin de pelouse ou dans un massif d’allure naturelle, en plein soleil.
Ainsi, l’été dernier, elle a créé cette prairie fleurie au fond de son jardin, simplement en jetant les graines à la volée, directement sur le gazon existant, sans aucune préparation du sol. C’est la saison à laquelle les graines sont mûres et se ressèment spontanément dans la nature. Donc, en les semant en ce moment, on respecte le cycle naturel des graines…

Le semis en place est quasiment inratable et ne demande aucun soin particulier, si ce n’est quelques arrosages en cas de sécheresse, pour aider les graines à germer…

On pourrait encore les semer jusqu’en octobre, ou même au tout début du printemps, sur tout sol ordinaire, neutre à calcaire. Cette belle sauvageonne, peu exigeante, s’accommode même d’une terre médiocre ou lourde, des terres de remblais.
La floraison s’étale de mai à août, en fonction du climat et de la date du semis.

La plante grandit vite et atteint 60 à 80 cm sur la saison. Les fines tiges, malgré leur fragile apparence, portent solidement les jolies fleurs en coupe aux pétales soyeux, dont le coeur attire nombre d’abeilles et autres butineurs.
Les fleurs fanées laissent place à des capsules d’abord vertes, puis brunes à maturité, contenant de nombreuses toutes fines graines que le vent dispersera. Ne laissez donc pas les coquelicots fructifier si vous ne voulez pas de semis spontanés…

Dans les jardins naturels et les jardins sans jardiniers, les coquelicots feront merveille en compagnie de nigelles, de centaurées, de cosmos, de grandes marguerites ou de graminées…

8 commentaires sur “Prairie de coquelicots

  1. Un merveilleux souvenir me revient : les anciens disaient que pour atténuer la rougeole ,il fallait entourer l’enfant de couleur rouge .Aussi ,tous les matins ,très tôt, avant d’aller travailler ,mon papa m’emmenait marcher dans les champs de blés et de coquelicots .
    Merci Malo.

  2. J’ai vu cette prairie chez Béné. C’était magnifique. Je pose une question : quand toutes les fleurs auront grainé, je suppose qu’il faut faucher la prairie et ne rien laisser sur place, puisque ces plantes viennent dans un milieu pauvre.

    1. L’idéal est en effet de faucher puis ramasser ces herbes sèches ou passer la tondeuse dessus pour en enlever le plus gros…
      Si on laisse ces tiges florales sèches se décomposer sur le sol, cela enrichira la terre au fil des années… Mais on a le temps de voir venir 😉 Et puis à ce moment là, la terre deviendra propice à d’autres fleurs des champs… 😉

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